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Les nouveaux défis de la généalogie

La baisse draconienne du nombre de mariages, religieux ou civils, au fil des dernières années, a grandement entravé le travail des généalogistes.

Bien que le passage au numérique ait facilité la pratique de la généalogie, la baisse drastique du nombre d’actes de mariage est devenue un important défi pour les généalogistes et a complexifié la profession.

«Disons que ça amène une marge d'erreur qui risque d'être plus importante. C'est sûr que la nécrologie, c'est bon pour nous autres. À la condition qu'on ait mis entre parenthèses le nom des conjoints, des enfants et des petits-enfants», a expliqué le généalogiste et historien René Beaudoin.

Depuis la réforme du Code civil en 1981, les parents ont le choix de donner plus d'un nom de famille. Les nouveaux parents d'aujourd'hui portent donc souvent deux patronymes. Ils ont cependant tendance à ne donner qu’un seul nom de famille à leur progéniture, d’après les observations du généalogiste.

René Beaudoin | TVA Nouvelles

«Ils ont connu tous les désagréments qui viennent avec [les quatre noms]», a constaté M. Beaudoin.

C'est le cas de Laurie Valois-Mercier et son conjoint, Félix Bélanger-Lafrenière, qui ont choisi de nommer leur enfant avec qu’un seul nom. «Étant donné que nous deux, on a eu deux noms de famille et on trouvait ça trop long, on a décidé d'en prendre seulement qu'un», a expliqué la nouvelle maman.

«On a choisi d'aller du côté de Félix étant donné qu'il était enfant unique et qu'il n'y avait personne pour prendre la relève de son bord. Et on est allés du côté Lafrenière, donc du côté de sa mère, à cause de l'histoire familiale que je trouvais super intéressante avec l'entreprise familiale», a poursuivi Mme Valois-Mercier.

Leur cas n'est pas unique. Pour René Beaudoin, les combinaisons sont maintenant infinies. «Ils peuvent en prendre deux sur les quatre. Et ils peuvent en choisir deux autres pour un deuxième enfant et deux autres pour un troisième», a-t-il dit.

Cette nouvelle mode ne cause pas vraiment de problème aux généalogistes puisque le certificat de naissance comporte tous les noms de famille des parents. Même que pour M. Beaudoin, cette nouvelle tendance «participe à laisser une place plus grande à la femme dans la société, de tout ce qui est féminin, y compris dans la généalogie».