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Les syndiqués de la FTQ acceptent l’entente de principe

Joël Lemay / Agence QMI

La vaste majorité des 57 000 travailleurs en éducation, santé et services sociaux concernés par l’entente de principe conclue entre la FTQ et le gouvernement en mai dernier ont accepté cette dernière.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a indiqué, mercredi, qu’en moyenne 94 % des travailleurs liés à ses syndicats affiliés du secteur public ont accepté l’offre négociée avec Québec le 29 mai.

Globalement, le contrat de travail prévoit des augmentations salariales de 2 % par année, pour une durée de trois ans. L’entente, rétroactive au 1er avril 2020, viendra à échéance le 31 mars 2023.

Cependant, le syndicat se réjouit surtout d’être parvenu à convaincre le gouvernement de faire un geste marqué pour améliorer les conditions salariales de ses employés les moins bien payés.

Notamment, les préposées aux bénéficiaires représentées par la FTQ auront droit à une bonification de leur salaire de 15 % sur trois ans, si bien que ce dernier passera de 22,35 $ de l’heure à 25,63 $ de l’heure.

D’autres hausses sont aussi notables pour les préposées à l’entretien ménager léger (9,8 %), les concierges classe II (8,7 %), les agents et agentes administratives classe 3 (8,4 %), les secrétaires (8,0 %), les éducateurs et éducatrices en service de garde (7,3 %) et les agents et agentes de soutien administratif (7,7 %), a énuméré la FTQ.

«Nous devons être particulièrement fiers de la nouvelle structure salariale qui va profiter aux plus bas salariés, mais aussi à l’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur public», s’est réjoui le coordonnateur de la négociation pour la FTQ et directeur québécois du SCFP, Marc Ranger, par communiqué.

«Malgré cela, les services publics restent fragiles et le gouvernement devra en assurer la pérennité en les mettant à l’abri de nouvelles mesures de compressions. Il faudra rester vigilants et mobilisés afin de protéger ce qui nous distingue, ce qui nous permet de traverser les pires crises», a cependant tempéré le président de la FTQ, Daniel Boyer.