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Luc Wiseman reçoit le traitement des abuseurs d’enfants

Photo AGENCE QMI, MAXIME DELAND

L’un des plus importants producteurs télé québécois, qui produisait entre autres l’émission Tout le monde en parle jusqu’à récemment, a reçu ce matin le traitement réservé aux abuseurs d’enfants lors de sa brève comparution pour des crimes sexuels contre une mineure.

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« C’est pour protéger la société, protéger les jeunes, pour être sûr que des crimes ne soient pas commis », a expliqué la procureure de la Couronne Me Annabelle Sheppard, peu après la comparution de Luc Wiseman.

Wiseman, 64 ans, brillait par son absence ce matin au palais de justice de Montréal, alors qu’il comparaissait pour des crimes sexuels contre une mineure de moins de 16 ans.

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En plus de chefs d’agression et de contacts sexuels, il est accusé d’avoir frappé la victime, et de production et possession de pornographie juvénile. Le tout se serait déroulé de novembre 2018 à avril dernier, à Montréal et à Duhamel, en Outaouais. 

« Ce genre de dossier n’est jamais facile [pour les plaignantes] mais je peux assurer que [la victime alléguée de Wiseman] a le soutien du Directeur des poursuites criminelles et pénales, a dit Me Sheppard. Plusieurs services sont mis à sa disposition, ainsi que des possibilités de rencontres. »

Conditions strictes  

À ce stade-ci des procédures, Wiseman bénéficie bien évidemment de la présomption d’innocence. Or, la mission de la Couronne est de protéger le public, si bien qu’elle a demandé au tribunal d’ajouter des conditions de liberté à Wiseman.

Ainsi, d’ici à la fin des procédures, le producteur déchu ne pourra plus se trouver dans des parcs, piscines ou terrains de jeu où peuvent se trouver des enfants de moins de 16 ans.

Il lui sera également interdit de travailler, bénévolement ou pas, auprès de jeunes avec qui il serait en relation d’autorité.

Ses contacts avec des mineurs seront également limités.

« Ce sont des conditions souvent imposées dans ce genre de dossier », a expliqué Me Sheppard.

Wiseman, qui est défendu par Me Alexandre Bien-Aimé, reviendra à la cour en septembre, pour la suite des procédures.

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