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Montréal: une offre globale présentée aux ingénieurs en grève

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Pour désamorcer la crise induite par le débrayage illimité des ingénieurs, la Ville de Montréal a annoncé mardi une offre globale aux grévistes. 

Le Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM) a recouru à cette action radicale depuis le 2 juin pour dénoncer l’impasse dans les négociations, alors que la convention collective a échu depuis trois ans et demi. 

L’administration Plante justifie sa nouvelle offre par le «retour» effectué par le syndicat sur certains points litigieux. 

«Notre proposition comporte une refonte complète de la structure salariale des scientifiques, un geste important qui va dans la direction des préoccupations syndicales tout en respectant le cadre budgétaire municipal», a indiqué Benoit Dorais, président et responsable des finances, du capital humain, des affaires juridiques, de l’évaluation foncière et de la performance organisationnelle au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Comme pour battre en brèche le reproche fait par le syndicat sur l’affaiblissement de l’expertise en ingénierie par le recours aux firmes de génie-conseil privées, la Ville de Montréal se défend et affirme que le nombre d’ingénieurs est passé depuis 2016 de 400 à 520, soit un bond de 30 %.

La demande du syndicat concernant les augmentations salariales, dont un ajustement additionnel de 11 %, est jugée «irréaliste» par le cabinet de la mairesse. 

«Il est irréaliste de penser que la Ville peut accorder un rattrapage salarial de l’ordre de 11 % alors que nos analyses ne justifient aucun rattrapage», a dit M. Dorais.

«Nous espérons que les scientifiques analyseront notre proposition avec ouverture et en considération de la capacité de payer des contribuables montréalais, qui ont été durement ébranlés par la crise sanitaire», a-t-il ajouté.