/news/coronavirus

La population mondiale toujours vulnérable à la COVID-19

Vector illustration group of people in profile of different age and different nationalities

Photo Adobe Stock

Plus d’un an après le début de la pandémie, le nombre de personnes qui ont contracté la COVID-19 resterait assez faible au niveau mondial, signifiant que la fin des mesures sanitaires n’arriverait pas aussi rapidement qu’espérée, selon un groupe de recherche canadien.

• À lire aussi: Variant Delta: la menace d'un «été indien»

• À lire aussi: COVID-19: possibles cas de transmission dans plusieurs vols au cours des derniers jours

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

«Malheureusement, les résultats démontrent que cette pandémie mondiale n’est pas terminée», a affirmé vendredi par voie de communiqué le Pr Niklas Bobrovitz, coauteur principal et associé de recherche au département de soins intensifs de l’Université de Calgary.

«Malgré les difficultés pour surveiller le SRAS-CoV-2 et en limiter la propagation jusqu’à maintenant, de nombreuses personnes sont probablement encore susceptibles à l’infection, ce qui signifie que de futurs spicules pourraient encore se manifester. Nous devons continuer de respecter les mesures sanitaires, nous assurer d’une distribution équitable des vaccins et accroître la confiance envers la vaccination», a-t-il précisé.

Menée auprès de 9,3 millions de personnes provenant de 74 pays entre janvier et décembre 2020, cette étude publiée mercredi dans la revue scientifique «PLOS One» est considérée comme la plus vaste recherche sur la propagation de la COVID-19.

Les chercheurs ont ainsi collecté les données des enquêtes sur les anticorps par l’intermédiaire de la plateforme SeroTracker pour estimer le nombre de personnes qui possèdent une certaine forme d’immunité au virus, même si aucune information n’est encore disponible sur la durée de cette immunité.

«En comparant les taux d’infection établis d’après les tests diagnostiques, indicateurs des infections aiguës, aux données sur les anticorps, indicatrices des infections antérieures, on remarque d’importantes différences», a souligné le Dr Matthew Cheng, professeur adjoint à l’Université McGill, conseiller scientifique du Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 (GTIC) et coauteur principal de l’article.

Certaines régions du monde ont ainsi enregistré six fois plus d’infections avec les résultats des tests sur les anticorps que des tests diagnostiques.

«Le dénombrement officiel des cas n’a pas réussi à saisir une propagation substantielle de l’infection, probablement à cause de la lente mise en place des tests diagnostiques dans certaines régions ou d’un accès inéquitable à ces tests », a ajouté le Dr Cheng.

Des inégalités majeures dans la réponse à la pandémie

L’étude a également démontré qu’il existerait des inégalités importantes dans la réponse à la crise sanitaire et ses répercussions.

«Les taux d’infection étaient plus élevés dans les populations noires, asiatiques et autochtones, ce qui démontre la nécessité de prioriser les populations les plus durement touchées, grâce à la vaccination et à des efforts dans les milieux professionnels et communautaires», a expliqué le Pr Rahul Arora, coauteur principal et chargé de cours adjoint au département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Calgary.

Très peu de recherches (23%) auraient par ailleurs été réalisées dans des pays à faible ou moyen revenu, d’après le groupe de chercheurs.

«La communauté mondiale doit se regrouper pour renforcer la préparation à la pandémie et l’accessibilité pour la recherche et les outils de santé publique», a insisté le Pr Arora.

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.