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Vague de féminicides: QS veut des bracelets électroniques et vite

Québec solidaire presse le gouvernement Legault de donner le feu vert, sans attendre, à l’utilisation du bracelet électronique pour réduire les risques de féminicide.

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Il y a six mois, la ministre Geneviève Guilbault a lancé une étude de faisabilité au sujet du bracelet anti-rapprochement. Depuis, treize féminicides ont secoué le Québec. 

L’heure est venue de passer à l’action, estime la députée solidaire Christine Labrie, qui a fait parvenir une lettre à la ministre de la Sécurité publique. 

« Je ne comprends pas pourquoi ça prend des mois. Ce n’est pas comme si c’était une nouvelle technologie, il y a déjà des pays qui l’utilisent depuis plusieurs années ! » lance-t-elle, en entrevue.

Adopté en France en 2020  

Le bracelet anti-rapprochement est utilisé en France depuis septembre dernier. Cet outil électronique permettant de tenir son bourreau à distance a été instauré il y a dix ans en Espagne.

Ce dispositif est composé d’une bande portée au poignet ou à la cheville par la personne aux antécédents de violence conjugale et d’un récepteur confié à la victime de mauvais traitements. Lorsque l’ex-conjoint s’approche de son ancienne compagne, de sa résidence ou de son lieu de travail, les forces de l’ordre sont alertées.

Peu de moyens pour les policiers  

La députée de Sherbrooke rappelle le plus récent féminicide qui a eu lieu à Limoilou. La victime, Nathalie Piché, craignait pour sa vie. Elle avait porté plainte à la police, et au moment du meurtre, l’agresseur était soumis à l’article 810 du Code criminel, un engagement de ne pas approcher ou d’importuner la plaignante.  

« Les policiers ont actuellement peu de moyens pour savoir si une personne soumise à ces conditions brise son engagement. Les conséquences de ce manque de mécanismes de contrôle peuvent malheureusement être dramatiques, comme ce fut le cas pour Mme Piché. L’utilisation des bracelets anti-rapprochements a fortement contribué à réduire les féminicides en Espagne », signale Christine Labrie.  

Au cabinet de la ministre, on précise que le rapport des experts est attendu au courant de l’automne ou d’ici la fin de l’année. 

SI VOUS AVEZ BESOIN D’AIDE  

SOS violence conjugale  

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