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Les partisans du CH prêts et confiants

Il y a longtemps que les partisans du Canadien de Montréal n’ont pas été aussi confiants de voir leur équipe remporter les grands honneurs.

Mais l’espoir est palpable dans les rues de la Métropole à quelques heures du premier match de la finale de la Coupe Stanley qui opposera le CH au Lightning de Tampa Bay.

Vingt-huit ans après la dernière conquête du Tricolore, les partisans y croient plus que jamais. D’autant plus qu’une bonne partie d’entre eux ont peu ou pas de souvenirs de la victoire de 1993.

«C’est vraiment extraordinaire! Même en n’étant pas d’ici, on peut le sentir», lance un Français rencontré par TVA Nouvelles.

«Il y a tellement d’électricité avec le Canadien, en ce moment, c’est extraordinaire. C’est sûr que je ne manquerais pas ça», lance un fan qui dit avoir confiance que le CH gagnera.

 

Maillot des «Canadiens» sur le dos, masque anti-COVID au visage, Guillaume Martel, 21 ans, avoue avoir attendu ce moment «toute sa vie».

«On s'est toujours demandé si ça allait arriver un jour et puis là on est plus près que jamais (du but, ndlr)», explique-t-il à l'AFP en esquissant un sourire derrière son masque devant la boutique de souvenirs du Centre Bell, l'antre du «Tricolore», l'un des nombreux surnoms du club, avec «Les Glorieux» ou les «Habs».

«Je joue au hockey depuis que j'ai 4 ans... C'est un de mes rêves de voir les Canadiens soulever la Coupe! C'est malade (fou, ndlr)», renchérit son copain, Charles David-Dupuis, lui aussi 21 ans.

C'est aussi la première fois qu'une des sept franchise canadiennes de la NHL se rapproche aussi près de la Coupe Stanley depuis 2011 et les Canucks de Vancouver.

Bataille des Québécois    

Mais la finale de la Coupe Stanley aura une saveur québécoise cette année puisque les deux directeurs généraux des équipes finalistes sont natifs de la Belle Province.

D’un côté, Marc Bergevin, qui est né à Pointe-St-Charles et de l’autre, Julien BriseBois, qui est originaire de Greenfield Park.

Cinq joueurs québécois auront également la chance de mettre la main sur la Coupe Stanley.

Philip Danault est le seul patineur du CH originaire du Québec en uniforme, tandis qu’on retrouve Alex Barré-Boulet, Yanni Gourde, David Savard et Mathieu Joseph dans l’alignement du Lightning.

Encore sous-estimée 

Les joueurs de Montréal n'ont cessé de créer la surprise dans ces séries, eux qui se sont qualifiés in extremis avec le pire bilan des 16 équipes (24 victoires pour 32 défaites).

Arrivée en phase finale sur la pointe des pieds, l'équipe de l'emblématique gardien de but Carey Price a d'abord renversé Toronto (4-3) après avoir été menée 3-1, puis a balayé Winnipeg (4-0), avant de se défaire de Las Vegas (4-2) en prolongation à domicile jeudi dernier, semant la frénésie dans tout le Québec et le Canada.

Contre les champions en titre, Tampa Bay, Montréal fait encore une fois figure de sous-estimée.

Charles David-Dupuis dit avoir espéré au début des séries que les joueurs du Canadien atteignent la finale, même si, «honnêtement», il n'y croyait pas «nécessairement». «Là, ce qu'ils font, c'est fou, j'y crois de plus en plus», lance le jeune homme.

Alors, le Canadien capable de détrôner Tampa Bay ? «100%, même pas d'hésitation !» assène son copain Guillaume en prédisant un nouveau sacre à Montréal en six parties.

«Tout à fait!», abonde également avec conviction Manon Broomfield, devant le Centre Bell. «Avec l'équipe qu'ils ont, je suis certaine qu'ils sont capables de gagner», ajoute cette Québécoise de 56 ans.

«Je suis très ''excitée'', très fébrile parce que j'aime le Canadien... surtout quand ils sont dans les séries».

Son amie Francine Laplante, 54 ans, dit voir «l'autre côté» des choses, «le bienfait psychologique que ça fait aux gens» de voir «leur» équipe gagner, surtout après des mois de confinement, y compris un couvre-feu de cinq mois en début d'année.

Ironie de la situation, l'entraîneur Dominique Ducharme - nommé à titre provisoire en février en remplacement de Claude Julien, limogé après quatre saisons et demie - a été déclaré positif au coronavirus et a suivi les quatre derniers matchs des demi-finales à distance.

Il manquera les deux premiers matchs de la finale, mais il devrait revenir derrière le banc pour le troisième match au Centre Bell, qui peut accueillir en temps normal 21 000 spectateurs mais seulement 3500 selon les directives du gouvernement québécois.

«C'est pour ça que je veux que le Canadien gagne aussi, pour la fierté de Montréal, pour la fierté de nos joueurs, de la population en général», s'exclame Francine Laplante. «Ca fait du bien!»

- Avec Agence France-Presse

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