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Le Canadien veut jouer devant 10 500 spectateurs

L’appui du septième joueur est un avantage difficile à quantifier. Est-il réel ou est-il simplement le fruit de l’imagination ? Le Canadien préfère ne pas prendre de risque. Après avoir affronté les Golden Knights devant 18 000 spectateurs et le Lightning devant 16 000 amateurs, il a lancé un appel à la Direction de la santé publique et au gouvernement du Québec. Objectif: remplir le Centre Bell à 50% de sa capacité.

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C’est ce que la vice-présidente exécutive et chef des affaires commerciales du Canadien de Montréal, France Margaret Bélanger, a annoncé mardi après-midi par le biais d’une visioconférence.

«Nous sommes en conversation avec le gouvernement et la santé publique. Avec l’annonce du retour de la zone verte et les cas de Covid qui sont en chute libre, on demande à ce qu’on puisse accueillir 10 500 spectateurs», a-t-elle expliqué.

Les deux millions de pieds carrés de superficie du Centre Bell, l’expertise développée au fil des mois depuis le début de la pandémie, la promesse de continuer à maintenir le port du masque et à définir des aires distinctes pour chacune des 14 sections sont au nombre des arguments soumis par le Canadien.

«De plus, nous n’avons eu aucun cas de Covid au Centre Bell depuis le retour des opérations, le 3 janvier», a-t-elle ajouté.

«Un impact marginal»   

Pour appuyer sa demande, le Canadien a demandé l’avis du docteur Benoît Mâsse, professeur titulaire de l’École de santé publique de l’Université de Montréal et chef de l’unité de recherche clinique appliquée du CHU Ste-Justine.

«On sait que la pandémie se propage par les contacts sociaux entre les individus. En considérant une série nécessitant 3 matchs à Montréal et une durée de 3 heures par match, ce niveau de contacts sociaux entre les spectateurs au Centre Bell n’aurait qu’un impact marginal sinon nul sur l’évolution de la pandémie au Québec pour les mois de juillet et août 2021», écrit le Dr. Mâsse dans sa correspondance avec le Canadien, dont l’analyse portait sur une salle comble de 21 273 spectateurs et non seulement sur 10 500.

Dans sa lettre, le Dr. Mâsse indique également que limiter à 3500 le nombre de spectateurs à l’intérieur de l’amphithéâtre ne réduira pas le nombre de contacts sociaux.

«Ces contacts sociaux ont simplement lieu ailleurs, dans des conditions beaucoup moins sécuritaires au niveau sanitaire», argue-t-il.

D’ailleurs, à la question d’un collègue qui lui demandait si les rassemblements autour du Centre Bell, plus large depuis la présence du Canadien en demi-finale, pouvaient nuire à la demande de l'organisation, Mme Bélanger a répondu par la négative.

«Nous n’avons pas de contrôle sur ce qui se passe à l’extérieur. Normalement, on aurait organisé des tailgate party. La santé publique ne voulait pas de rassemblement, alors on ne l’a pas fait. Là, ce qui se passe est hors de notre contrôle.»

Preuve de vaccination?   

La balle est maintenant dans le camp des instances gouvernementales. Évidemment, puisque le troisième match de cette finale est prévu vendredi, on espère une réponse rapide.

D’ailleurs, le Canadien semble ouvert à toutes les exigences que pourrait lui imposer le gouvernement, quitte à demander une preuve de vaccination.

«À 3 500 personnes, les gens peuvent entrer sans cette preuve-là. Si on en accueille un plus grand nombre, on est certainement ouvert à l’idée de demander une preuve vaccinale si la santé publique est à l’aise avec ça», a souligné la dirigeante.

Entre temps, 3500 spectateurs pourront assister au deuxième match de la série au Centre Bell. La rencontre sera diffusée sur l’écran central.

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