/news/politics

L'unifolié au plus bas pour la fête du Canada

polonais

Photo d'archives, Agence QMI

À la veille d’une fête du Canada dominée par le doute et le malaise, le premier ministre Justin Trudeau a confirmé que l’unifolié, en berne depuis la fin du mois de mai, le restera dans la capitale du pays au moment des «célébrations». 

• À lire aussi: Fête du Canada: ouvert ou fermé?

• À lire aussi: Le jour de la honte

«Alors que les gens à travers le pays continuent de rendre hommage aux enfants autochtones dont la vie a été prise beaucoup trop tôt et de réfléchir à la tragédie des pensionnats, j’ai demandé que le drapeau de la Tour de la Paix reste en berne pendant la fête du Canada», a déclaré M. Trudeau sur Twitter mercredi matin.

Depuis quelques semaines, les leaders autochtones du pays demandent l’annulation des festivités entourant la célébration du Canada, à la suite des découvertes de dépouilles sur les sites de pensionnats autochtones à Kamloops et à Marieval, respectivement en Colombie-Britannique et en Saskatchewan. 

  • Écoutez l'analyse d'Alexandre Moranville-Ouellet avec Vincent Dessureault sur QUB Radio:  

À eux seuls, ces deux sites renferment les dépouilles de près de 1000 individus, soit 215 pour celui de Kamloops et 751 au pensionnat de Marieval.

La diffusion de ces découvertes a créé une onde de choc dans la classe politique et le public d’un océan à l’autre, au point où certaines municipalités ont simplement décidé d’annuler les festivités, comme à Victoria, en Colombie-Britannique. Le Musée canadien de l’histoire, à Gatineau, a annulé les célébrations annuelles qui s’y tiennent.

Une campagne #CancelCanadaDay («Annulons la fête du Canada») a été lancée sur internet pour inviter les gens à boycotter les célébrations de cette année. Une manifestation est d’ailleurs prévue à Ottawa jeudi.

O’Toole à la rescousse du «Canada Day»

Le chef conservateur Erin O’Toole maintient qu’il est possible d’aller de l’avant avec la réconciliation entre l’État et les peuples autochtones, mais craint que l’annulation des célébrations du 1er juillet ne fasse plus de mal que de bien.

En point de presse mardi, il a réitéré son appel à l’unité de la semaine dernière, et avertit contre ceux qui veulent profiter de l’occasion pour «démanteler le Canada».

«Quand tu annules un événement qui célèbre ton pays, tu perds l’opportunité non seulement de célébrer les bons aspects de ton pays, mais aussi l’opportunité de manifester mettre au défi les citoyens de ta communauté, de ta province et de ton pays de faire mieux dans le futur», a-t-il fait savoir.

Si le Canada n’est «pas parfait», M. O’Toole s’est dit inspiré par «notre engagement à faire mieux» et «pour la réconciliation».

«Il est temps de construire notre pays, de s’occuper de la réconciliation, de s’occuper des inégalités, pas en annulant les célébrations ou en démantelant le Canada, mais en s’engageant à nouveau aux principes qui sont au coeur ce pays», a-t-il affirmé.

Vendredi dernier, Justin Trudeau affirmait que la fête du Canada cette année serait une occasion de réfléchir à la réconciliation et à l’histoire des peuples autochtones.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.