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Des lits fermés pour l’été dans les hôpitaux du Bas-Saint-Laurent

Le manque de personnel force la fermeture de quelque 39 lits d’hôpitaux dans quatre établissements du Bas-Saint-Laurent pendant la période estivale.

La réduction du nombre de lits durant l’été est une mesure courante pour pallier l’absence des employés, mais selon la présidente de la Fédération des infirmières pour le Bas-Saint-Laurent, Cindie Soucy, la pénurie de main-d’œuvre qui afflige le réseau et les effets de la pandémie forcent la fermeture d’un plus grand nombre de lits cette année.

De plus, ces fermetures temporaires de lits s’ajoutent aux lits qui sont actuellement indisponibles en raison de la pandémie de COVID-19.

AU CISSS du Bas-Saint-Laurent quatre hôpitaux sont forcés de fermer des lits pendant l’été:

Hôpital de Rivière-du-Loup 15

Hôpital de Rimouski 11

Hôpital d’Amqui 10

Hôpital de Matane 3 (unité des soins intensifs)

Ainsi, le Dr Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général adjoint du CISSS du Bas-Saint-Laurent explique que l’objectif lorsque de telles décisions doivent être prises c’est de minimiser les impacts pour les usagers.

«On regarde les services essentiels en proximité pour maintenir la sécurité des soins. Surtout pour les conditions dont le traitement a un facteur temps important», a expliqué le Dr Carvalho, donnant en exemple la fermeture des trois lits de l’unité des soins intensifs de l’hôpital de Matane dans le but d’en préserver l’unité d’urgence.

Ainsi, il y aura un ralentissement des activités pendant la période estivale, mais le CISSS espère que ces lits pourront rouvrir à l’automne.

«On devrait être en mesure de rouvrir plus de lits à l’automne et de revenir à quelque chose que l’on connaissait avant la pandémie. Le seul paramètre qu’il faut tenir en compte c’est si les cas de COVID-19 augmentaient», a conclu le Dr Carvalho.

À travers le Québec, ce sont 768 lits d’hôpitaux qui seront fermés pour permettre au personnel de prendre des vacances pendant l’été, selon les données compilées par le Journal.

Selon Paul Brunet, président-directeur général du Conseil pour la protection des malades, ces nombreuses fermetures de lits sont en partie dues au manque de préparation du réseau a la pandémie.

«On était “tout croche” au début de la pandémie, alors les choses qui étaient déjà “tout croche”, continuent de l’être et empirent, a lancé Paul Brunet. Les patients ont de la misère à avoir un médecin de famille, ont de la difficulté à se faire opérer, 150 000 patients attendent, et quand ils arrivent à l’urgence, il y en a qui ferment. Alors oui, on paie pour la pandémie, mais aussi pour la désorganisation totale du réseau de la santé.»

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