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GNL-Québec n’a plus de banquier

Photo courtoisie

Alors que le gouvernement Legault n’a toujours pas pris sa décision dans le dossier Énergie Saguenay de GNL Québec, le projet se retrouve sans institution financière. La banque française Société Générale qui conseillait les promoteurs depuis deux ans ne fait plus partie de l’aventure.

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Dans un courriel, la banque souligne qu’elle a cessé de conseiller GNL Québec en 2019, mais qu’elle avait continué « à effectuer des travaux et à répondre à des demandes de GNL Québec jusqu’en 2021 ».

« Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le groupe n’est pas impliqué dans GNL Québec », a écrit Laure Bencheikh, porte-parole à la Société Générale.

La banque ne finançait pas directement Énergie Saguenay, mais elle devait structurer et mettre en place un syndicat bancaire lors de la construction du projet.

Jusqu’à tout récemment, les promoteurs insistaient pour dire que l’entreprise était encore client de la Société générale. Mais dans un communiqué transmis au Journal, GNL Québec affirme que c’est elle qui a mis fin au partenariat « en raison des récentes déclarations publiques » de la banque.

« Nous avons déterminé qu'il était dans l'intérêt de GNL Québec de quitter la Société Générale. (...) Il est courant pour les entreprises d'infrastructure comme nous, de changer de conseiller lors des phases de pré-construction d'un projet en développement » a déclaré le président de GNL Québec, Tony Le Verger.

Lors des derniers mois, Société générale avait indiqué plusieurs fois à ses actionnaires qu’elle effectuait une sortie des projets d’extraction dans le gaz et le pétrole.

« C’est un projet en déroute totale. Il est plus que temps pour François Legault de rejeter ce mauvais projet dont les appuis fondent plus rapidement que la banquise. La majorité de la population et les investisseurs sont clairs : le gaz fossile ne fait pas partie des solutions », a souligné Patrick Bonin de Greenpeace Canada.

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