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La FCEI veut qu’Ottawa maintienne ses programmes d’aide

Joël Lemay / Agence QMI

Bien que l’économie reprenne tranquillement du poil de la bête, certaines PME ne sont pas encore tirées d’affaire et réclament qu’Ottawa maintienne ses programmes d’aide jusqu’à ce que la pandémie soit dernière nous.

La loi fédérale d’exécution sur le budget, adoptée la semaine dernière, assure la prolongation, jusqu’au 25 septembre prochain, de la Subvention salariale d'urgence du Canada (SSUC), de la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer (SUCL) et de la mesure de soutien en cas de confinement.

Mais la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui a interpellé la ministre des Finances, Chrystia Freeland, demande que le fédéral maintienne les programmes d’aide au-delà de la fin de l’été. L'organisation soutient que ces programmes sont nécessaires parce que 25% des PME sont fermées ou opèrent au ralenti, et que moins de 40% ont réussi à revenir à leurs ventes prépandémiques.

Les restaurants, les hôtels, les cinémas et les salles de spectacles demeurent dans une situation précaire après des mois de crise et une réouverture encadrée par des mesures qui réduisent leur capacité d’accueil. C’est sans compter la pénurie de main-d’œuvre et la fermeture des frontières.

«Des dizaines de milliers de PME sont toujours partiellement ou complètement fermées en raison des mesures de confinement, et le niveau des ventes demeure modeste», a indiqué jeudi le vice-président des affaires nationales à la FCEI, Jasmin Guénette, dans un communiqué.

«Les entreprises qui rouvrent font face à de nouveaux coûts astronomiques liés à l’embauche et à l’approvisionnement, a-t-il poursuivi. Il est trop tôt pour supprimer les aides gouvernementales parce que cela risque d’entraver la relance des PME.»

En plus de maintenir les programmes d’aide, la FCEI demande à Ottawa «de ramener la subvention salariale et la subvention au loyer à leurs taux d’origine jusqu’à ce que l’économie soit complètement rouverte, ce qui comprend les frontières canadiennes, et de permettre aux nouvelles entreprises d’avoir accès aux programmes d’aide fédéraux, dont le [Programme d'embauche pour la relance économique du Canada (PEREC)]. Le gouvernement fédéral doit continuer à améliorer et à prolonger ses programmes d’aide, ce qu’il a fait plusieurs fois depuis le début de la pandémie», a souligné M. Guénette.