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Euro: face-à-face entre l’Angleterre et l’Italie

Après un mois et 50 matchs de compétition, l’Euro 2020 se terminera dimanche après-midi par le couronnement d’un champion entre l’Italie et l’Angleterre lors du 51e et dernier match au stade Wembley de Londres.

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L’Angleterre rêve de cette finale depuis sa toute dernière présence en finale d’un tournoi majeur à la Coupe du monde de 1966. C’est d’ailleurs là que les Anglais ont remporté leur dernier titre. Aussi incroyable que ça puisse paraître, il s’agit de leur première participation à la finale de l’Euro.

Les Italiens attendent depuis moins longtemps puisqu’ils ont remporté la coupe du monde de 2006. Mais leur seul triomphe à l’Euro remonte à 1968. Depuis, ils ont participé à deux finales sans pouvoir soulever le trophée.

Les Italiens sont invaincus à leurs 33 derniers matchs et ont remporté chacune de leurs six parties depuis le début de l’Euro. Ils ont toutefois eu besoin de la séance de tirs au but pour écarter l’Espagne en demi-finale.

Quant aux Anglais, ils présentent une fiche de cinq victoires et un match nul. Il a fallu attendre la demi-finale pour les voir accorder un premier but dans le tournoi dans une victoire de 2 à 1 contre le Danemark.

GARDIENS   

Angleterre | L’avare

 Difficile d’en demander plus à Jordan Pickford de l’Angleterre puisqu’il n’a accordé qu’un seul but en six matchs depuis le début du tournoi. Qui plus est, ce but mettait un terme à une séquence de 726 minutes sans accorder de but pour le gardien de 27 ans qui évolue à Everton. Pour les superstitieux, il a éclipsé l’ancienne marque de 720 minutes établie par Gordon Banks, gardien de l’équipe anglaise qui avait remporté la coupe du monde de 1966.

Italie | Le jeune prodige

 Les statistiques sont en faveur de Jordan Pickford, mais Gianluigi Donnarumma connaît lui aussi un Euro remarquable. Le gardien italien a disputé toutes les minutes de son équipe et a réalisé trois jeux blancs lors de la phase de groupe. Il a accordé un but dans chacun des trois matchs éliminatoires disputés par les Italiens. De plus, le gardien du Paris Saint-Germain a été décisif lors de la séance de tirs au but contre l’Espagne en demi-finale, en plus de briller contre la Belgique en quart de finale.

DÉFENSEURS   

Angleterre | Les jeunes loups

 L’escouade défensive anglaise est plus jeune et elle est diablement efficace, avec un seul but concédé en six matchs avant cette finale. Rapides et teigneux, les arrières anglais sont capables d’offrir une bonne barrière de sécurité à Jordan Pickford, qui a rarement été placé dans des situations difficiles justement parce que ses arrières sont efficaces. Le côté gauche de la défense, avec Harry Maguire et Luke Shaw, est particulièrement efficace. C’est peut-être la vitesse de cette ligne défensive qui va lui permettre d’avoir le dessus.

Italie | Les vieux routiers

 La brigade défensive est plus âgée, notamment avec le capitaine et général Giorgio Chiellini, qui est flanqué de l’autre vétéran en centrale, Luca Bonucci. Les Italiens n’ont accordé que trois buts jusqu’à maintenant et c’est la signature du foot italien depuis des décennies. On a rarement senti cette brigade défensive instable, sauf peut-être par moment contre l’Espagne, qui a disputé un très bon match lors de la demi-finale.

AFP

ATTAQUANTS   

Angleterre | Ils font la paire

 Sept des neuf buts anglais ont été marqués par deux joueurs, Harry Kane (4) et Raheem Sterling (3). Kane a inscrit ses quatre buts à partir des huitièmes de finale, c’est donc dire que l’attaquant est là quand ça compte. Sterling a beaucoup utilisé sa vitesse afin de déstabiliser les défenses adverses, ce qui pourrait être payant contre un groupe de défenseurs plus âgés. Les Anglais peuvent également compter sur le jeune Bukayo Saka qui est sorti de l’ombre lors de la compétition.

Italie | Attaque variée

 L’attaque italienne est plus variée avec cinq joueurs qui ont deux buts, dont Lorenzo Insigne et Ciro Immobile. D’ailleurs, s’il y a une zone d’ombre sur la performance italienne, c’est la tenue de ses deux phares offensifs qui n’ont pas nécessairement été épatants. L’Italie a marqué avec régularité avec un jeu plus flamboyant qu’on lui a déjà connu. Mais ce n’est qu’une impression puisque la variété de son attaque est un gros plus.

ENTRAÎNEUR   

Angleterre | La renaissance

 Gareth Southgate est parvenu à faire ce qu’aucun autre sélectionneur n’avait réussi en 55 ans en menant son équipe en finale d’un tournoi majeur. Qui plus est, la qualité du jeu tactique anglais fait en sorte que son équipe n’a donné qu’un seul but jusqu’à maintenant. Il a su donner du mordant à une sélection somme toute assez jeune. Depuis qu’il a pris la barre de l’équipe, en 2017, celle-ci affiche une progression constante avec une participation à la demi-finale de la Coupe du monde de 2018 et une troisième dans la Ligue des nations de l’UEFA en 2018-2019.

AFP

Italie | Le professeur

 Depuis que Roberto Mancini a pris la barre de la sélection italienne en 2018, tout ce qu’il touche se transforme en or. Il présente jusqu’à maintenant une fiche hallucinante de 26 victoires, 2 revers et 6 verdicts nuls. Son équipe traverse actuellement une séquence de 33 matchs sans défaite, ce qui est un record pour un sélectionneur italien. Sous ses ordres, la sélection italienne est passée de négligée, en début de tournoi, à favorite pour remporter les grands honneurs grâce à son style plus sexy.

AFP

MOMENTUM   

Angleterre | Montée en puissance

 L’Angleterre a mis un peu de temps à se mettre en marche, comme en témoigne sa fiche de deux buts en trois matchs lors de la phase de groupe. Depuis le début de la phase éliminatoire, elle a l’air d’un métronome même si elle a eu besoin de la prolongation pour battre le Danemark en demi-finale. On sent la confiance augmenter dans ce groupe à mesure que les matchs se succèdent.

Italie | Un peu chanceuse

 L’Italie n’a accordé aucun but lors de ses trois matchs de phase de groupe et a commencé à en donner une fois les matchs à élimination directe commencés. De plus, elle a eu toutes les difficultés du monde à battre une Espagne qui a joué un bien meilleur match en demi-finale. Les Italiens doivent leur place en finale à Gianluigi Donnaromma et à l’incapacité des Espagnols à toucher la cible lors des tirs au but.

IMPONDÉRABLES   

Angleterre | À la maison

 Les Anglais vont avoir 60 000 spectateurs endiablés et bruyants derrière eux au stade Wembley de Londres, ce n’est pas à négliger. De plus, ils ont joué cinq de leurs six matchs à Wembley, ils sont aussi reposés qu’il est possible de l’être à cette étape-ci du tournoi. De plus, ils sont invaincus à leurs onze derniers matchs à Wembley. Ils doivent toutefois exorciser les démons des 55 dernières années, sans victoire dans un tournoi majeur.

Italie | Expérimentés

 Après avoir joué toute la phase de groupe au stade olympique de Rome, les Italiens ont joué une fois à Wembley, sont allés à Munich pour revenir à Londres. Ils sont peut-être un peu moins frais. Ils feront aussi face à une foule hostile et en mal de victoire d’importance. Ils sont toutefois plus expérimentés et ont une séquence de match sans défaite à protéger.

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