/finance/homepage

Toujours plus d’acheteurs chinois dans la métropole

Photo d'Archives

Les Chinois sont de plus en plus nombreux à acquérir une propriété à Montréal. Que ce soit des investisseurs ou des acheteurs intéressés à venir s’y établir, leur nombre a fait un bond important sur un an, a constaté Le Journal

Selon des données de JLR Solutions foncières, les acheteurs chinois représentaient 0,7 % de toutes les transactions immobilières dans la métropole en 2019, puis, 1,6 % l’an passé pour atteindre 2,3 % pour les cinq premiers mois de l’année 2021, une hausse de 43 %. 

Moins de Français

« Il y a une certaine stabilité au niveau des acheteurs internationaux lors des dernières années. Mais ce qu’on a vu, c’est un changement au niveau de la provenance des acheteurs. On a beaucoup plus de Chinois, moins de Français et d’Américains. On voit aussi un peu plus d’acheteurs de l’Arabie saoudite, un phénomène nouveau », a souligné Joanie Fontaine, économiste à JLR, en entrevue au Journal

Attrait pour le centre-ville

Pour les investisseurs internationaux, l’attrait est encore plus important pour le centre-ville de Montréal. Jusqu’ici en 2021, 11,6 % de toutes les transactions impliquaient des acheteurs étrangers dont plus de la moitié était des Chinois. 

« Oui, au centre-ville, ce sont les copropriétés qui ont la cote, donc là, on voit davantage d’investisseurs et moins d’acheteurs qui viennent s’y établir. Mais ce qu’on observe, c’est qu’il y a aussi des gens, notamment des Chinois, qui achètent pour leurs enfants qui viennent faire leurs études universitaires à Montréal », fait valoir Mme Fontaine. 

Plus d’acheteurs potentiels

En raison des mesures plus restrictives mises en place pour limiter les acheteurs étrangers à Vancouver et à Toronto, certains se tournent aussi davantage vers Montréal. Mais leur nombre demeure modeste et ne contribue pas à la surchauffe immobilière. 

« Les acheteurs découvrent davantage Montréal qui s’est fait connaître un peu plus, mais on ne parle pas de la même proportion d’investisseurs étrangers qu’à Vancouver et Toronto qui demeurent deux villes très recherchées. Cela dit, c’est un phénomène en croissance dans la métropole. La Chine s’est enrichie comme pays, il y a plus de gens d’affaires qu’il y en avait il y a 15-20 ans, donc il y a plus d’acheteurs potentiels qui regardent ici », a estimé Mme Fontaine. 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.