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L’ex-pilote des stars passera presque deux fois plus de temps en prison

Photo d'archives, Martin Alarie

L’ex-pilote des stars passera presque deux fois plus de temps que prévu derrière les barreaux, vient de trancher la Cour d’appel, qui a ordonné de cumuler ses peines pour avoir saboté des lignes d’Hydro-Québec et harcelé des fonctionnaires.

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« Le juge [de première instance] se devait d’ordonner [des peines] consécutives », peut-on lire dans une décision contre Normand Dubé, rendue mardi par le plus haut tribunal du Québec.

En pratique, cela signifie que ses peines de 7 et 9 ans d’incarcération devront s’additionner, ce qui n’était pas le cas avant et qui avait poussé les procureurs de la Couronne Mes Steve Baribeau et Éric Bernier à porter l’affaire en appel. 

« C’est une sentence qui est très sévère, mais quand tu causes des dommages pour 30 M$ à une société d’État comme Hydro-Québec, que tu t’attaques à des gens dans le confort de leur foyer en commanditant des incendies, tu ne peux pas t’attendre à avoir de la clémence », a commenté Me Baribeau. 

Dubé devra ainsi purger 16 ans d’incarcération pour sa série de crimes commis en 2013 et 2014, plutôt que 9 ans, puisque les deux sentences étaient « concurrentes ». 

Car comme il s’agissait d’événements distincts, la Cour d’appel a ordonné qu’elles soient plutôt additionnées.

10 mois pour sa cavale

Et à cela s’ajoutent 10 mois supplémentaires, en raison de la cavale de Dubé pendant le processus d’appel, alors qu’il était libre sous caution.

Il aura toutefois droit à une libération conditionnelle au tiers ou à la moitié de sa peine, s’il montre patte blanche en détention.

Mais compte tenu de son risque d’évasion, rien n’est gagné d’avance pour lui, d’autant plus qu’il a toujours du mal à se regarder dans le miroir et à accepter le fait qu’il est un dangereux criminel.

Il pourrait toutefois obtenir une libération d’office vers 2032, à moins que sa dangerosité ne soit considérée comme trop élevée.

« Il s’agit d’une sentence qui peut contribuer à essayer de donner confiance aux victimes envers le système judiciaire et envers l’institution du DPCP [Directeur des poursuites criminelles et pénales] », a conclu Me Baribeau.

– Avec Valérie Gonthier

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