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Cinq activités significatives au 31e Festival Présence autochtone

PHOTO COURTOISIE/ PRÉSENCE AUTOCHTONE

Le Festival international Présence autochtone se déploiera à Montréal pour une 31e année du 3 au 11 août, pour célébrer l’art autochtone et ses créateurs.

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«Actuellement, il y a un moment de vérité où les gens découvrent la réalité historique à partir de laquelle les artistes autochtones travaillent», a souligné mercredi André Dudemaine, directeur des activités culturelles de Terres en vues, organisateur du festival.

«Les gens sont beaucoup plus à même de saisir combien c’est un art essentiel, qui touche à la vie des nations, qui transforme le quotidien et l’avenir des jeunes, en amenant de nouveaux repères identitaires, a-t-il ajouté. On saisit maintenant mieux la valeur des œuvres proposées à travers le festival.»

André Dudemaine estime qu’absolument toutes les activités de Présence autochtone sont incontournables.

En voici néanmoins cinq qui, selon lui, représentent bien l’esprit multidisciplinaire (cinéma, art visuel, spectacles musicaux) de l’événement. Notons que les dates et lieux de projections de films demeurent à confirmer.

1-Le concert-lancement du nouvel album de Samian, «Nikamo», le vendredi 6 août, sur la scène Québecor de la place des Festivals. «Samian a repris sa colère et revient sur scène avec un album bien senti en termes de revendications et de postures de "warrior" culturel, a expliqué André Dudemaine. Ce sera quelque chose d’important.»

PHOTO COURTOISIE/F6 FOTO

2-La prestation poético-théâtrale de la dramaturge atikamekw Véronique Hébert, «Là d’où vient notre sang», le dimanche 8 et le lundi 9 août, sur la scène Québecor de la place des Festivals. «C’est un texte théâtral inédit, un dialogue poétique, avec un accompagnement musical et audiovisuel improvisé. Ça s’annonce tout à fait surprenant. On revient à la vocation première de la scène, celle d’occuper de grands espaces et de faire vivre une expérience immersive au public. Les deux représentations seront différentes l’une de l’autre.»

3-L’installation «Le sang de la Mère Terre», de l’artiste innue Sonia Robertson, à la galerie La Guilde, à voir dès le 2 août. «C’est une artiste bien connue en art contemporain, et son vernissage a lieu à Présence autochtone, a précisé André Dudemaine. C’est vraiment quelque chose à voir...»

4-Le long métrage brésilien «A ultima floresta», du cinéaste Luiz Bolognesi. «Le titre signifie "La dernière forêt", et le film raconte les Yanomamis qui vivent encore de façon très traditionnelle. Pas qu’ils ignorent le monde contemporain, mais ils pensent que la vie traditionnelle sur le territoire vaut mieux que la vie que nous menons dans les villes. Et ils doivent descendre de leur territoire, puisque beaucoup de gens s’y rendent pour bûcher ou extraire de l’or, avec des moyens assez polluants, merci. Ils doivent constituer des milices pour défendre leur territoire. Ceux qui viennent les attaquer sont souvent encouragés par le gouvernement brésilien. Ça donne une idée de leur force de résistance...»

5-Le long métrage «Ataatasiak», de l’ethnologue Lisa Koperqualuk, conservatrice des collections d’art inuit au Musée des Beaux-Arts de Montréal, présenté en première mondiale. «Le titre signifie "Mon grand-père", a indiqué André Dudemaine. C’est un lien avec sa propre tradition familiale et le monde inuit.»

Presenceautochtone.ca pour plus d’informations.

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