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Des grévistes d’Olymel débarquent à l’usine de Princeville

Photo d'archives

Plus d'une centaine de grévistes de l’usine Olymel de Vallée-Jonction, dans Chaudière-Appalaches, ont exprimé leur ras-le-bol en manifestant devant l'abattoir de l'entreprise à Princeville, dans le Centre-du-Québec, y perturbant les opérations pendant tout l’avant-midi.

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Des camionneurs n'ont pu se rendre à l'usine pour y récupérer les produits transformés.

Pendant qu'à l'arrière, des transporteurs de porcs ont été obligés de rebrousser chemin ou de patienter pendant des heures, des cochons étaient entassés dans leur remorque par une chaleur suffocante.

Solidaires de leurs collègues venus de la Beauce, les travailleurs de Princeville n'ont pas franchi la ligne de piquetage.

Certains leur ont même clairement manifesté leur appui. Après 11 semaines de grève, les 1050 syndiqués de Vallée-Jonction sont plus que jamais déterminés à poursuivre leur combat.

Un travailleur sur deux de l'abattoir de Vallée-Jonction gagne moins de 21 $ l'heure, l'employeur dit qu'ils sont loin d'être les enfants pauvres de l'industrie.

Les augmentations de 35 % la première année et de 51 % sur trois ans et demi réclamées par les salariés sont tout simplement irréalistes, selon la partie patronale.

Plus de 100 000 porcs sont en attente d'être abattus au Québec. Les producteurs souhaitent que ce conflit et les perturbations qu’il entraîne dans les autres installations d'Olymel ne perdurent pas trop longtemps.

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