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GNL Québec: une action en justice n’est pas exclue par des chefs innus

Photo courtoisie

Les Premières Nations innues de Mashteuiatsh, Essipit et Pessamit ont indiqué avoir mis fin au dialogue dans le dossier Énergie Saguenay de GNL Québec et sont même prêtes à se rendre devant la justice pour empêcher le projet. 

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«Il n’y aura pas de discussions. Le projet ne verra pas le jour!», a indiqué vendredi par voie de communiqué le vice-chef de Mashteuiatsh, Charles-Édouard Verreault.

Cette décision fait suite à une réponse du président de GNL Québec, Tony Le Verger, qui avait déclaré quelques jours plus tôt qu’il souhaitait poursuivre le dialogue avec les communautés autochtones.

«À Mashteuiatsh, Essipit et Pessamit, nous avons la conviction que si nous acceptions les projets de GNL Québec, nous manquerions à tous nos devoirs envers ce territoire où nos ancêtres sont installés depuis des millénaires et où nous détenons des droits ancestraux et des titres innus», a poursuivi le vice-chef Verreault.

Ce dernier a par ailleurs affirmé qu’il avait déjà planifié des mesures à prendre si Québec souhaitait tout de même aller de l’avant avec le projet et n’exclut donc pas la possibilité d’un recours judiciaire.

«Suite à une période d’études et d’analyses réalisées avec rigueur et diligence de notre part, nous en sommes arrivés à la conclusion que les projets de GNL Québec étaient inacceptables sur le plan environnemental compte tenu, notamment, que la quasi-totalité du gaz naturel que l’on voudrait acheminer à travers nos territoires ancestraux proviendrait de la fracturation hydraulique, procédé d’extraction dénoncé à travers le monde entier», a précisé M.Verreault.

S’appuyant sur un rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), les Premières Nations ont également soutenu qu’aucun moyen ne permettait d’assurer que «le gaz naturel liquéfié servirait effectivement de substitut à des combustibles plus polluants dans les marchés d’exportation visés.»

Rappelons que le projet Énergie Saguenay prévoit la mise en place de deux trains de liquéfaction, d’installations de stockage ainsi qu’une infrastructure d’expédition maritime.

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