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Comment contrer la violence conjugale?

Lundi soir survenait le 14e féminicide de l'année au Québec. C'est une de trop selon Guylaine Simard, porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

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«Ça n’arrête pas d’augmenter, on a dépassé les statistiques, et dans ce cas-ci, on voit que c’était quelqu’un qui était connu des policiers aussi», dit Mme Simard. 

Elle note que dans 25% des cas, les meurtriers sont connus par la police avant que le crime soit perpétré. 

Conséquences sur les enfants

La femme qui a perdu la vie était mère de deux enfants, dont un se trouvait dans l'appartement au moment du meurtre. 

Ça crée un climat de tension et de peur, note Mme Simard. 

«Ça laisse des conséquences sur les enfants, d’assister à des scènes d’horreur comme ça», explique Mme Simard. «Ils vont avoir besoin de soutien et d’encadrement de leurs proches. Ce sont des images avec lesquelles ils vont vivre jusqu’à la fin de leur vie.»

Le gouvernement Legault a annoncé en décembre 2020 un investissement de 180 M$ sur cinq ans pour lutter contre la violence conjugale, et en mars dernier, un investissement supplémentaire de 22,5 M$ sur cinq ans pour augmenter le nombre de places en maisons d'hébergement. 

Selon Mme Simard, c'est nécessaire qu'il y ait de la formation à différents niveaux: les corps policiers, le système de justice, et auprès des jeunes. 

«Il faut en venir à différencier à c’est quoi de la colère, de l’agressivité et de la violence», dit-elle. «Je pense qu'avec tout ce que nos jeunes sont exposés avec les jeux vidéos et les films, il y a une banalisation sur l’impact de la jalousie, de la possessivité et de la violence. Il y a vraiment une éducation à faire chez nos jeunes et chez l’ensemble de la population pour qu’on soit capable de la dépister et d’intervenir.»

Mme Simard encourage les femmes qui sont victimes de violence conjugale à appeler SOS Violence conjugale.   

«Ils sont en contact avec l’ensemble des maisons au Québec chaque jour pour voir où il y a de la disponibilité dans votre région, ou si pour des raisons de sécurité les femmes préfèrent sortir de leur région, il y a cette possibilité-là aussi», révèle-t-elle. «Il faut demander de l’aide, il faut appeler, il ne faut pas avoir peur. Les intervenants des maisons sont vraiment là pour les femmes et leurs enfants.»

Si vous avez besoin d’aide 

SOS Violence Conjugale 

sosviolenceconjugale.ca 

1-800-363-9010    

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