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Déluge du Saguenay : «Le monde était tellement solidaire»

Le 20 juillet 1996, le petit village de Ferland-et-Boileau était englouti sous les eaux de la rivière Ha! Ha! lors du déluge du Saguenay. 

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Fernando Lavoie était aux premières loges de la tragédie puisqu’il était coordonnateur aux mesures d’urgence de la municipalité à l’époque. 

Il se rappelle les dizaines de résidents évacués, ceux qui ont dû se réfugier sur leur toit pour survivre, et ceux qui ont dû brûler leur maison à leur retour sur les lieux du drame. 

Les Ferboilliens ont été évacués à la base militaire de Bagotville le 20 juillet et n’ont pu retourner chez eux avant plusieurs semaines puisque l’eau avait monté jusqu’au toit de certaines demeures. 

M. Lavoie se souvient particulièrement de l’anxiété de plusieurs de ses concitoyens lors de l’évacuation. 

«Je n’ai pas apporté ceci, je n’ai pas apporté cela, est-ce que je devrais y retourner?» étaient des questions fréquemment posées par les sinistrés lors de leur arrivée à la base militaire, se remémore Fernando Lavoie. 

Il se rappelle aussi l’accueil chaleureux que les Ferboilliens ont reçu à Bagotville. 

«Les gens ont été tellement sympathiques», souligne celui qui est aussi devenu maire de l’endroit en 1997. 

«Le monde était tellement solidaire», explique M. Lavoie, qui précise que le village a en quelque sorte été recréé sur le site de la base militaire. 

Après les inondations, plusieurs Saguenéens ont pu retourner chez eux, mais pas les citoyens de Ferland-et-Boileau puisque le village avait été englouti.

«Il ne restait pas grand-chose, il restait environ 200 m où les gens pouvaient se réunir, le reste était noyé. On entendait le bourdonnement de l’eau», résume Fernando Lavoie. 

Le déluge a aussi complètement détruit la route 381, qui reliait le village au reste du monde.

Ainsi, Ferland-et-Boileau s’est retrouvé complètement isolé pendant plus de trois semaines. Les citoyens ont passé ce temps à Bagotville.

Après les événements 1996, Fernando Lavoie est devenu maire de Ferland-et-Boileau. 

«Les gens se sont relevés, pas avec tout ce qu’on voulait, mais les gens étaient tellement solidaires», conclut M. Lavoie.