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Hospitalisé depuis 2012, un adolescent termine ses études secondaires

Même s’il est atteint d’une maladie dégénérative rare et confiné à sa chambre d’hôpital depuis 2012, un adolescent a pu récemment terminer son parcours au secondaire avec d’excellentes notes de sa chambre d’hôpital.

Loic Bydal est atteint depuis sa naissance du syndrome de Morquio. 

«L'enzyme qui lui manque apporte des dommages osseux. Aussi la vue, le coeur, l'audition», a expliqué Anik Pilon, la mère de Loic Bydal, en entrevue à TVA Nouvelles. 

Il a passé les neuf premières années de sa vie chez lui, en Outaouais. En 2012, il a déménagé dans sa chambre située huitième étage de l'Hôpital de Montréal pour enfants, qu’il appelle «son condo». 

«Il avait de la misère à respirer. Donc, ils ont dû l'intuber d'urgence. Mais grâce à ça, il a été sauvé!» a partagé sa mère

Sans cette intervention, Anik Pilon est convaincu que la vie de son fils aurait pris fin très rapidement. 

«Une heure plus tard, il était dans le train entre Montréal et Ottawa et il n'y avait rien à faire. Il serait décédé», affirme-t-elle. 

Il a été maintenu dans un coma artificiel, et après deux semaines, il avait paralysé. 

Un endocrinologue le suit de près et espère un jour trouver un traitement pour améliorer la vie de son patient. 

«On fait des recherches pour la thérapie génétique, pour le moment. Pour le syndrome de Morquio, on n’est pas là encore, mais on espère bientôt qu'on puisse trouver d'autres solutions», a indiqué le docteur John Mitchell, endocrinologue à l’hôpital Montréal pour enfants. 

Pour qu’il puisse continuer l’école, des enseignantes du Centre de services scolaire de Montréal venaient continuellement, à tour de rôle, lui donner des cours à l'hôpital. 

«Des fois, il y a des choses que moi je ne connais pas, que lui connaît. Donc... c'est un enfant autodidacte. Moi, je l'appelle mon "p'tit bout de chou"!», a expliqué Sahmadia Bouhend, enseignante pour le centre de service scolaire de Montréal. 

Il s'intéresse à tout, particulièrement à la science. Au mois d'août, il amorcera ses études en technique informatique au cégep André-Laurendeau. La plupart des cours seront offerts à distance. 

Par contre, il s'ennuie de côtoyer les gens de son âge. D'ici quelques semaines, Loic devra quitter l'Hôpital de Montréal pour enfants et se retrouvera dans un centre pour adultes. 

«Quand les gens me disent: "Tu dois trouver ça dur?" Oui, mais moi, ce dont je suis fière, c'est que le 23 juillet 2012, Loic n'est pas décédé. Il est vivant. Ce n'est pas la même vie, mais... on l'aime notre vie», a dit émotivement sa mère.