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Repêchage d'expansion: le Kraken ignore Carey Price

La stratégie de Marc Bergevin de rendre Carey Price disponible, aidée par la proposition de ce dernier de lever sa clause de non-mouvement pour protéger Jake Allen a été la bonne. Le Kraken a choisi de réclamer Cale Fleury, ce qui signifie que le Canadien amorcera la prochaine campagne avec son duo de gardiens intact.

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À condition, bien sûr, que Price soit en mesure de défendre son filet.

La semaine dernière, une nouvelle voulant qu’une blessure à une hanche et à un genou puisse forcer le gardien vedette à rater au moins huit semaines (peut-être même la totalité) de la prochaine saison a coulé au sein de certains médias.

Stratégie ou non ? 

Était-ce une stratégie de Bergevin pour décourager Ron Francis, son homologue du Kraken, de jeter son dévolu sur l’homme masqué de 33 ans ?

On pourrait en savoir plus au cours des prochains jours.

Toutefois, il y a lieu de se demander si ce n’est pas l’empreinte de 10,5 M$ du salaire de Price sous le plafond salarial qui a fait reculer Francis, même si les propriétaires de la 32e concession de la LNH lui avaient donné le feu vert pour le sélectionner.

À quelques exceptions près, le directeur général du Kraken s’est tenu loin des gros salaires. Mark Giordano et son contrat de 6,75 M$ par saison constitue la prise la plus onéreuse du Kraken.

D’ailleurs, l’annonce de Fleury a été accueillie par quelques huées de la part des partisans du Kraken réunis au Gas Works Park, là où Francis dévoilait ses choix.

En Fleury, le Canadien perd un jeune défenseur droitier de 22 ans.

Choix de troisième tour du Tricolore en 2017, il n’a pas été en mesure de se dénicher un poste régulier au sein de la brigade défensive bleu-blanc-rouge, après avoir disputé 41 des 48 premiers matchs de la saison 2019-2020.

Il avait profité de ce séjour de quelques mois pour récolter son premier but dans la LNH.

Le jeune homme aura l’occasion de porter le même uniforme que son grand frère, Haydn, qui a été réclamé par les Ducks.

Hamilton, Jones ? 

À première vue, le CH s’en tire bien. Sa relève à la ligne bleue est en bonne santé avec les Kaiden Guhle, Mattias Norlinder, Josh Brook et Otto Leskinen. Sans oublier Jordan Harris et Jayden Struble, qui s’aligneront de nouveau avec l’Université Northeastern la saison prochaine.

Toutefois, le départ de Fleury, jumelé à la possible perte de Shea Weber pour la totalité de la saison, ne laisse que deux défenseurs droitiers dans l’organigramme de l’équipe : Jeff Petry et Josh Brook.

Romanov peut évoluer du côté droit, mais on peut se demander si Bergevin ne sera pas tenté d’acquérir un droitier naturel sur le marché des joueurs autonomes. Dougie Hamilton, qui touchait 5,75 M$ à chacune des six dernières saisons, répond à ce critère. Il sera en demande.

Seth Jones, à qui il reste une année de contrat (5,4 M$), pourrait être un autre candidat intéressant via une transaction. Des fuites voulant qu’il souhaite quitter Columbus en testant le marché des joueurs autonomes à la fin de son entente ont mis l’eau à la bouche de plusieurs directeurs généraux. Celui du Canadien fait assurément partie du groupe.

Ça dépend de l’espace 

Dans un cas comme dans l’autre, on peut s’attendre à ce que le salaire annuel du contrat des deux arrières avoisine les 7,5 M$ – 8 M$. Bergevin a-t-il les moyens de se le permettre ?

Les départs de Tomas Tatar et de Phillip Danault libéreront un bon montant. Toutefois, les ententes de Jesperi Kotkaniemi et d’Arturri Lehkonen, tous deux joueurs autonomes avec compensation, ainsi que celle de Joel Armia, qui deviendra libre comme l’air le 28 juillet, sont à renégocier.

Ça risque donc de dépendre de la situation de Weber.

Sans oublier celle de Jonathan Drouin, dont le nom (et le contrat de 5,5 M$ par saison) apparaît toujours sur la liste des blessés à long terme.