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«Il n’y a pas de querelles internes» au sein du Parti vert, dit la cheffe Annamie Paul

Le Parti vert du Canada est en cour pour pouvoir éventuellement tenir un vote de confiance à l’endroit de sa chef Annamie Paul, qui, elle, affirme qu’il n’y a «aucune lutte interne» au sein de la formation écologiste fédérale. 

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«Je ne me dispute avec personne», a-t-elle dit jeudi à des journalistes, avant d’ajouter qu’«il n'y a pas de querelles internes» et qu’elle n’entend pas se «laisser distraire» à l’aube de probables élections fédérales.

«C'est vraiment une attaque unilatérale», a-t-elle ajouté au sujet des démarches du Parti vert du Canada et du Fonds du Parti vert du Canada qui s'est tourné vers la Cour supérieure de l’Ontario, mercredi, après la suspension du vote de confiance concernant la direction de Mme Paul. Ils jugent qu’un arbitre en droit du travail a outrepassé ses pouvoirs le week-end dernier lorsqu’il a demandé aux dirigeants du parti d’annuler ce vote de confiance.

La fronde contre Annamie Paul, qui est cheffe des verts depuis octobre dernier seulement, trouve sa source depuis qu’elle a refusé de condamner les propos d’un proche conseiller ayant accusé des membres d’être antisémites dans le cadre des plus récentes tensions entre Israéliens et Palestiens.

Ces tensions ont mené au départ de la seule élue des verts hors de la Colombie-Britannique, Jenica Atwin, députée de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, qui est passée chez les libéraux le 10 juin dernier.

Selon Annamie Paul, les récentes tentatives pour l’évincer comme cheffe des verts proviennent d’un petit groupe au sein du conseil fédéral du parti, et ces gens sont sur le point de partir, selon ce qu’a rapporté Global News.

«Ce n'était pas une action sanctionnée par notre conseil fédéral. Ce n'est pas une action qui a été soumise à notre conseil fédéral. Et donc je demande aux gens d'avoir juste de la patience pendant la transition», a mentionné Mme Paul.

«Nous sommes dans une grande transition. Le mandat de la plupart de nos conseillers prendra fin le mois prochain. Je suis très enthousiaste à l'idée de travailler avec notre prochain groupe de conseillers, et je ne vais pas me laisser distraire davantage du travail qui doit être fait.»

Un courriel a été envoyé à tous les membres du Parti vert, mercredi, pour leur expliquer les démarches judiciaires. «Nous vous écrivons pour vous informer que le Parti vert du Canada et le Fonds du Parti vert du Canada ont déposé une demande auprès de la Cour supérieure de l'Ontario. La demande concerne certaines procédures internes du Conseil fédéral et du directeur général liées à la cheffe du parti», peut-on lire.

«Nous comprenons que le chef est d'avis que le parti est lié par certaines règles de confidentialité, ce que nous contestons. Par conséquent, nous ne vous fournirons pas plus de détails sur la nature de la procédure pour le moment», a-t-on ajouté.

Selon le président de l’aide québécoise du Parti vert du Canada, peu importe ce qu’il adviendra, d’ici les prochaines élections, que les rumeurs persistantes prédisent plus tôt que tard, «on va avoir des candidats et une plateforme, on veut être entendu comme parti politique parce qu’on a des solutions à mettre de l’avant», a dit Luc Joli-Cœur en entrevue à LCN, jeudi.

Il croit que Mme Paul aurait mieux fait de désavouer son conseiller qui a traité des membres du parti d’être antisémites. «Ce que son conseiller a dit, ce n’était pas acceptable, selon nous, et la cheffe aurait dû aller de l’avant et dire que ce que son conseiller avait dit n’était pas acceptable».

Annamie Paul, 48 ans, qui est la première Canadienne noire et la première femme juive à être élue cheffe d'un parti fédéral représenté à la Chambre des communes, a pris la succession d’Elizabeth May.