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Taux d’occupation à 200% : les urgences vivent le pire depuis des années

Les urgences des hôpitaux du Québec sont débordées plus que jamais dans tout le réseau, mais aussi à l’Hôpital Pierre-Boucher, sur la Rive-Sud de Montréal. 

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Le taux d’occupation sur civière est de 200% dans cet hôpital de Montérégie, une situation qui perdure depuis un mois, a pu constater TVA Nouvelles sur place. Des patients sont donc laissés sur civières pendant plus de 72h, en attendant d’être admis sur les étages. 

Les patients et proches des personnes rencontrées sur place ont tous expliqué qu’il était impossible de voir leur médecin de famille avant deux ou trois semaines, alors que leur situation est urgente.

«La situation est pire par rapport à ce qu’on voit depuis des années!», explique la Dre Valérie Leblanc-Dominguez, cheffe du service des urgences de l’Hôpital Pierre-Boucher. «C’est pire qu’en temps de COVID en ce moment à l’urgence à Pierre-Boucher, et dans tout le reste du réseau», déplore-t-elle. 

Plusieurs facteurs expliquent cette affluence extraordinaire : le retour des patients qui n’ont pas consulté pendant la COVID, mais aussi l’allégement des mesures sanitaires. 

«On a plus de contacts sociaux, donc les virus qu’on en voit pas habituellement en été reprennent. Il y a les gens qui ne réussissent pas à avoir leur médecin de famille malheureusement à cause du manque d’accès, il manque beaucoup de médecins de famille en plus en Montérégie», détaille Dr Leblanc-Dominguez.

On enregistre un suel cas de COVID-19 en 24 heures à cet hôpital. Cependant, la présence des autres virus compliquent la situation.

«En ce moment, c'est une occupation et un nombre de visites qu'on voit l'hiver. Beaucoup trop de patients sur civière, pour qui on n'a pas de lit à l'étage. Les patients sont beaucoup plus malades qu'à l'habitude», explique Annie Savard, coordonnatrice des urgences à l'hôpital Pierre-Boucher.

Cinq infirmières manquent sur le plancher à Pierre-Boucher, et sur les 70 patients à l’urgence, 40 attendent d’être admis sur les étages pour être hospitalisés. 

«J'aurais le staff pour rouler une urgence normale en temps d'été à 100% d'occupation, pas à 200%», souligne Annie Savard. 

Le message est clair selon les employés, l'urgence doit être considéré en dernier recours présentement.

«Appelez le 811. Eux, ils sont capables de vous rediriger à la bonne place. Essayez d'appeler votre médecin de famille en tout temps, si c'est capable d'attendre. Les sans rendez-vous, il y en a encore. Les gens qui ont des problèmes chroniques, qui ont des problèmes pas urgents, eh bien, essayez d'aller vers ces ressources-là et ne venez pas à l'urgence, parce que c'est sûr que nous ça rajoute de la pression sur un presto qui est sur le bord de sauter, là», mentionne Valérie Leblanc-Dominguez, chef des urgences à l'hôpital Pierre-Boucher.

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