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Un Baie-Comois atteint de schizophrénie raconte son parcours

Sur la Côte-Nord, un Baie-Comois atteint de schizophrénie publie un livre touchant pour donner espoir aux personnes, et leur entourage, qui vivent avec ce trouble.

Dans son quotidien, Langis Brisson compose avec la schizophrénie grâce à l’aide d’une médication adaptée. Ce trouble amène ceux qui en souffrent à confondre la réalité et le rêve.

«Permettez-moi d’appeler le rêve la réalité. Parce que dans le moment de psychose, c’est la réalité. Donc c’est deux réalités qui se chevauchent. Donc ça amène une incohérence au niveau de la pensée, des actes», a-t-il détaillé.

L’homme originaire de Colombier avait un avenir bien tracé devant lui avant ses premières psychoses dans les années 1980. Il était alors âgé dans la vingtaine.

«J’avais entrepris mes études collégiales en sciences que j’avais réussies», se souvient-il. «À l’époque, je pensais comme monsieur tout le monde. D’avoir un métier, de fonder une famille. Puis ça a tout déboulé, par rapport à ma première psychose.»

Une vie marquée par la schizophrénie

C’est ce qu’il raconte dans le livre «Un Bonzai dans le Jardin», qu’il publie avec le soutien du CRÉAM, un lieu de rencontre et d'entraide pour les adultes vivant avec un problème de santé mentale ou émotionnelle.

«C’est notre artiste accompli au CRÉAM», a lancé avec fierté la coordonnatrice de l'organisme, Hélène Normand.

«Monsieur Brisson fait de l’aquarelle de la peinture, du travail sur bois, de l’écriture, etc. Nous on CRÉAM on travaille avec les forces des gens. Il est stable avec sa médication», a-t-elle précisé.

Alors qu’il vivait dans le déni de sa maladie, Langis Brisson raconte dans son livre s’être réfugié dans la consommation de drogues pour éviter la douleur temporairement.

«Par contre l’enfer vient assez rapidement», a-t-il expliqué. «Je ne vendrai pas tous les punchs du livre, mais je dis simplement que l’automédication est un très grand danger».

Quand sa médication a finalement été bien dosée il y a cinq ans, Langis Brisson a pu exprimer pleinement sa créativité.

«Il y a eu une remontée de mon désir de créer à ce moment-là, ça fait que je pouvais mettre de l’émotion que je créais», a ajouté M. Brisson.

De l’espoir pour les familles touchées

Langis Brisson souhaite maintenant que son livre donne espoir aux personnes atteintes de schizophrénie et leur entourage.

«Tôt ou tard avec les progrès de la médecine, les ressources communautaires, les gens qui vivent des difficultés, voire même un enfer peuvent espérer un moment de ciel.»

Le livre «Un Bonzai dans le Jardin» est disponible au CRÉAM à Baie-Comeau, sur la rue Bossé. C’est là qu’il sera lancé officiellement le 1er septembre.

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