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Des itinérants autochtones qui dérangent dans le secteur Milton-Parc

Le comportement d’itinérants autochtones dans le secteur Milton-Parc du Plateau Mont-Royal dérange de plus en plus.

Une église du quartier leur fournit de la nourriture, et ces derniers se sont donc installés dans les rues avoisinantes.

Leurs agissements dérangent, car dans leur détresse ils «sont régulièrement sous l’effet de crack, de drogue et d’alcool», explique Sandrine Rhodius, une résidence du quartier.

Des résidents se plaignent de la situation, qui dure depuis des mois. Une pétition est en circulation pour qu’on trouve un endroit plus sécuritaire aux personnes sans domicile fixe. 

Les interventions policières sont routinières dans le secteur, particulièrement à l'intersection des rues Milton et Parc. 

Vendredi soir, une femme en état d'ébriété marchait en plein milieu de la rue et empêchait les voitures de passer. La même soirée, une dispute conjugale a éclaté, et s’est terminée sur la route, bloquant ainsi la circulation et mettant en danger les itinérants.

La situation perdure depuis quelque temps et s’accentue en raison de la pandémie. 

«Ce n’est pas nouveau. On a eu deux morts ici l’hiver passé, et un gars s’est fait frapper sérieusement par un autobus aussi», déplore Pierre Parent, intervenant au Projet des travailleurs de soutien autochtone. 

«On a un projet où on travaille les vendredis, samedis et dimanches pendant que les autres organismes sont fermés», ajoute-t-il. «On est ici pour qu'il y ait une présence sur le terrain; pour que les autochtones aient une présence autochtone.»

Interrogée sur la situation, la Ville de Montréal explique «suivre de très près la situation», et «avoir cœur la sécurité et le bien être des personnes autochtones et souhaiter leur offrir des options d’hébergement sécuritaires»

«Au début du mois, la Ville de Montréal a octroyé un soutien financier de 4,7 millions de dollars qui permettra la conversion d’un immeuble de la rue Saint-Hubert en une maison de chambres pouvant accueillir 18 personnes autochtones», précisent les représentants de la municipalité.

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