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Glyphosate: le Bloc québécois dénonce la décision d’Ottawa

PHOTO AGENCE QMI, MARC DESROSIERS

De passage à Longueuil samedi, dans le cadre de sa tournée estivale, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a dénoncé la décision d’Ottawa de rehausser les seuils tolérés de glyphosate pour plusieurs aliments, dont les haricots et les légumineuses.

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Le chef du Bloc québécois a qualifié cette décision de «totalement inadmissible» dans un contexte où la tendance générale est plutôt de réduire au maximum le recours à cet herbicide potentiellement cancérigène.

«Ni le milieu agricole, ni celui de la santé, de la recherche ou de l’écologie ont réclamé cette aberrante hausse des seuils tolérés de glyphosate», a dénoncé Yves-François Blanchet, samedi.

Le chef du Bloc estime qu’«Ottawa se met au service d’intérêts particuliers, une multinationale étrangère, au détriment de la santé publique».

«Je suis renversé de constater cette totale absence de considération du gouvernement fédéral pour les consommateurs dont il devrait au premier chef, protéger les intérêts», a -t-il ajouté.

Pour le parti d’Yves-François Blanchet, «la décision d’Ottawa envoie un message contradictoire qui pourrait nuire aux efforts de réduction de l’usage des pesticides dans le monde agricole».

Soutenir les agriculteurs

Dans un communiqué publié samedi, le Bloc québécois rappelle que, selon l’Ordre des chimistes et les associations des biologistes et microbiologistes du Québec, «permettre l’arrivée et la vente d’aliments contenant davantage de résidus va à l’encontre des avancées faites par les agriculteurs» qui tentent de produire des aliments contenant moins de résidus de pesticides.

À la place, le parti propose une mise au ban progressive des méthodes chimiques, un appui à la recherche de méthodes d’intervention alternatives et biologiques ainsi qu’un accompagnement du secteur agricole québécois vers l’agriculture durable.

«On parle ici d’un investissement de 300 millions $ pour une transition qui pourrait s’échelonner sur 4 ans», précise-t-on.

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