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Près de 60 Cubains poursuivis après les manifestations du 11 juillet

Près de 60 Cubains ont été poursuivis pour avoir participé aux manifestations sans précédent du 11 juillet, a annoncé samedi un haut responsable judiciaire, qui n'a cependant pas précisé le nombre d'arrestations et a rejeté les accusations de «procès sommaires».

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«Jusqu'à hier (vendredi), les tribunaux municipaux du pays ont été saisis pour des cas impliquant 59 personnes, accusés d'avoir commis des délits» durant les «troubles», a déclaré le président du Tribunal suprême populaire, Ruben Remigio Ferro, la plus haut juridiction à Cuba.

Il a précisé, lors d'une conférence de presse, que parmi les 59 personnes poursuivies pour «délits mineurs», tel que l'outrage à magistrat, désordre public ou blessures sans gravité, une a été acquittée et les autres n'ont pas encore reçu de «condamnation définitive», et donc ne peuvent toujours pas faire appel.

«En réalité, il y a eu peu d'affaires devant les tribunaux», a-t-il affirmé, rejetant les accusations portant sur une «avalanche de cas» dans le pays.

Interrogé sur le nombre de personnes arrêtées pendant les manifestations, M. Ferro a répondu que lui aussi était «curieux» de le savoir.

«Je suis curieux aussi, je ne sais pas. On parle d'un chiffre, puis d'un autre (...), c'est en cours d'investigation, mais je ne connais pas ce chiffre, il n'est pas disponible», a-t-il déclaré.

Selon un liste diffusée sur Twitter par des groupes de l'opposition comme le collectif d'artistes 27N et des médias indépendants comme «Periodismo de Barrio» (Journalisme de quartier), plus de 600 personnes ont été interpellées.

Le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, a déclaré cette semaine que la majorité des détenus avaient été relâchés, après «avoir été sanctionnés d'une amende ou placés en résidence surveillée».

M. Remigio Ferro a reconnu que les procès étaient «plus expéditifs», mais a assuré qu'ils respectaient le droit de la défense. «ce ne sont pas des procès sommaires», mais «plus brefs», a-t-il nuancé.

Le photographe et vidéaste Anyelo Troya, 25 ans, arrêté avec son appareil photo pendant la manifestation aux abords du Capitole, le siège du Parlement à La Havane, a été condamné à un an de prison pour «désordre public», selon sa famille.

Il a été jugé mercredi devant un tribunal de la capitale en comparution immédiate, avec 12 autres manifestants, selon ses proches. 

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