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«Snake Eyes» : régression infantile

La franchise cinématographique des «G.I. Joe» n’est pas reconnue pour ses qualités artistiques, mais ce «Snake Eyes» sur les origines du personnage incarné par Henry Golding bat des records.

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En règle générale, les adaptations de jouets en «blockbusters» sont décevantes (à preuve, les «Transformers» qui vont d’ailleurs rencontrer les «G.I. Joe» dans un futur film), et «Snake Eyes» ne fait pas exception.

Sous prétexte de nous livrer les origines de «Snake Eyes» – lesquelles tiennent en une phrase: l’homme souhaite venger l’assassinat de son père –, le scénariste Evan Spiliotopoulos (qui nous a donné «Le chasseur - La guerre hivernale») enchaîne les dialogues douteux, tandis que le réalisateur Robert Schwentke («La série Divergence: Insurgés») prend un malin plaisir à filmer les scènes de combat en moyen plan, supprimant ainsi toute l’amplitude des chorégraphies.

Si la première partie de «Snake Eyes» ne comprend que quelques ratés – le moment suggérant que le petit Snake Eyes voit rouge au moment de la mort de son père, ou quelques mauvais raccords –, la deuxième, elle, est nettement plus pénible. On a ainsi droit à une avalanche de moments qui prêtent à rire, dont la scène avec les trois serpents géants, ou celles entre Henry Golding et Haruka Abe (l’actrice tient le rôle d’Akiko, la responsable de la sécurité du clan Arashikage) ou encore toutes celles avec la Baronesse (Úrsula Corberó, connue pour son incarnation de Tokyo dans l’excellente série «La Casa de Papel»), le personnage étant présenté de manière bien trop caricaturale.

Les décors et les éclairages confèrent à «Snake Eyes» l’aspect léché d’un jeu vidéo, notamment lors des scènes de nuit dans les rues de Tokyo. Malheureusement, la réalisation de Robert Schwentke n’est jamais à la hauteur de cette ambiance énergique, les combats tombent systématiquement à plat, situation d’autant plus regrettable que Jon M. Chu nous avait livré un «G.I. Joe: les représailles» tout à fait acceptable en 2013. Et cela nous manque.

Note : 1,5 sur 5

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