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Les Québécois sont de retour à Cuba

L’agente de voyage Valérie Colpron profite de Cuba, mais aide aussi ses habitants en remplissant son sac de voyage de denrées essentielles qu’elle distribue aux employés de l’hôtel.

Photo courtoisie

L’agente de voyage Valérie Colpron profite de Cuba, mais aide aussi ses habitants en remplissant son sac de voyage de denrées essentielles qu’elle distribue aux employés de l’hôtel.

De plus en plus de Québécois retournent en vacances à Cuba. C’est la seule manière, selon eux, d’aider la population à l’heure où l’île est frappée de plein fouet par la pandémie. 

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« Ce n’est pas en boycottant l’île que l’on aide les Cubains », lance Valérie Colpron, les deux pieds dans le sable de Varadero. 

Dans son tout-inclus, cette agente de voyage de la Rive-Sud retrouve le pays qu’elle a toujours connu, où on ne manque de rien et où la sécurité est optimale.

Un contraste qui frappe quand on sait que le reste de la population est touché par des pénuries d’une ampleur inédite à l’heure où les cas de COVID-19 connaissent une flambée.

Distribution de denrées 

Mme Colpron assure en être tout à fait consciente. C’est pourquoi elle et son mari ont décidé de voyager léger, remplissant leur valise de denrées de première nécessité qu’ils distribuent aux employés de leur hôtel.

« Il y a un jardinier à qui on a donné des Advil et qui s’est mis à pleurer en nous remerciant, parce qu’il a mal au dos et qu’il n’en trouve plus sur les étagères », relate Valérie Colpron, encore bouleversée.

Renaud Canuel estime aussi que c’est la meilleure façon d’aider présentement.

Depuis le Québec, il gère depuis six mois un réseau de distribution d’aliments et de médicaments apportés dans les bagages des visiteurs québécois. 

« Au début, on donnait directement de l’argent aux Cubains, mais maintenant, ça ne sert à rien, parce qu’ils ne peuvent rien acheter, comme il y n’a plus rien dans les magasins », explique M. Canuel.

Il est lui aussi ébranlé par les piètres conditions de vie des Cubains.

Agitation politique 

Ce marasme économique a donné lieu à un immense mouvement de révolte contre le régime communiste en juillet, ce qui n’a pas ébranlé les touristes outre mesure, si ce n’est que l’accès à internet a été bloqué quelques jours.

« Je n’ai vraiment pas senti que cette colère était dirigée vers nous. Au contraire, les Cubains nous ont tous dit qu’ils étaient très contents de revoir des Québécois, qui donnent de bons pourboires », raconte Sophie Choquette, revenue il y a tout juste une semaine.

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