/news/coronavirus

La pandémie fait exploser ses ventes de vêtements conçus avec les déchets de l’océan

Photo Agence QMI, Caroline Lepage

Une jeune entrepreneure de la région de Victoriaville qui crée des vêtements à partir des déchets de l’océan a vu les ventes de sa boutique en ligne tripler durant la première année de la pandémie.

Rose Guillemette, 23 ans, a démarré en avril 2019 la boutique en ligne Kear’s, qui vend des maillots de bain et accessoires de sports. Ses produits, qui étaient novateurs au moment de leur lancement, sont conçus à partir de filets de pêche et bouteilles de plastique recyclés, en plus de retailles de l’industrie.

Un an plus tard, lorsque les Québécois ont vécu leur premier confinement à cause du coronavirus, ses ventes en ligne ont été multipliées par trois.

«La COVID-19 m’a vraiment aidée!» lance cette diplômée en commercialisation de la mode.

Photo Agence QMI, Caroline Lepage

Cette année, ses ventes ont continué de grimper, si bien qu’elles devraient doubler d’ici décembre.

«C’est vraiment beaucoup pour l’industrie!» s’exclame l’entrepreneure, qui vise le million de chiffre d’affaires en 2022.

Selon elle, ce succès s’explique par l’explosion du commerce en ligne ainsi que la sensibilité des Québécois par rapport à l’achat local et écoresponsable.

«J’aimerais avoir recyclé l’équivalent de 100 000 bouteilles de plastique à la fin de 2021», expose cette femme soucieuse de la santé des océans.

AFP

Nouvelle collection 

Cet automne, Mme Guillemette commercialisera ses nouveaux t-shirts, chandails en coton ouaté, leggings et joggings qui lui permettront de poursuivre sa croissance.

Ses vêtements, réputés pour être doux, confortables et stylisés, s’inscrivent dans la tendance de s’habiller en «mou» observée chez les télétravailleurs depuis plus d’un an.

«Je pense que ça va rester! Je parlais à une fille qui fait du télémarketing de la maison et elle n’a plus envie de se sentir coincée dans une paire de jeans pour travailler», partage la vingtenaire, qui habite chez ses parents.

De plus, cette nouvelle ligne compensera la baisse de demande pour ses maillots de bain, l’hiver prochain si la reprise du tourisme dans le Sud n’est pas au rendez-vous.

«Va-t-il y avoir une huitième vague?» questionne celle qui se prépare à toute éventualité.

AFP

Croissance 

Si Mme Guillemette n’a jamais emprunté auprès d’institutions bancaires, elle recevra peut-être l’aide financière du «dragon» Nicolas Duvernois pour assurer la croissance de son entreprise. En mai dernier, la femme d’affaires a présenté, à l’émission de Radio-Canada («Dans l'oeil du dragon»), sa boutique en ligne qui a suscité un vif intérêt.

Depuis, elle transige avec un entrepôt de Montréal qui expédie ses produits, ce qui maximise la rapidité du service.

Il s’agit d’un répit pour Mme Guillemette qui réside dans un petit village près de Victoriaville, dans le Centre-du-Québec, où Postes Canada n’assure pas le service de cueillette des colis.

«J’habite ici, mais j’aimerais vraiment aller vivre à Montréal», s’exclame cette femme qui rêve de conquérir cette grande ville de la mode.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.