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Laurent Duvernay-Tardif à la NFL: comme un retour dans le temps

Malgré son riche bagage de six saisons dans la NFL, c’est comme le petit nouveau de la classe que Laurent Duvernay-Tardif se sent au moment où s’amorce le camp d’entraînement des Chiefs de Kansas City.

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De fort bonne humeur, le « Doc » est fébrile et ça se sent. C’est avec un enthousiasme renouvelé que le garde des Chiefs aborde les prochaines semaines.

« Je me sens comme si je revenais cinq ans en arrière, quand j’arrivais dans un camp d’entraînement avec tout à prouver. C’est un bon stress. »

« Depuis que j’ai rejoint l’équipe au printemps, ça m’est arrivé plusieurs fois de me dire à quel point j’étais chanceux. Je n’ai jamais aimé autant pratiquer au football qu’en ce moment. C’est dans cet état d’esprit que je retourne au camp d’entraînement. J’ai le gros sourire aux lèvres en te parlant en ce moment », a lancé Duvernay-Tardif au Journal avant de prendre son vol vers Kansas City.

Au fil du temps, les camps d’entraînement deviennent inévitablement routiniers pour les vétérans dans la NFL. Ils sont nombreux à voir cette phase de préparation comme un passage obligé.

Pour Duvernay-Tardif, ce n’est manifestement pas le cas cette année. Avec l’arrivée des gardes Kyle Long et Joe Thuney au sein de l’équipe, il lui faut à nouveau démontrer à l’organisation qu’il a sa place. La mission s’annonce corsée, mais l’homme de défis est emballé.

« Je retrouve ma mentalité de underdog qui doit recommencer à gravir les échelons pour pouvoir me retrouver sur l’alignement partant », a-t-il indiqué. 

« Chaque année quand je me prépare, je me trouve une manière de me mettre dans une position où j’ai tout à prouver. C’est dans ce temps-là que je performe le mieux. C’est un agent motivateur pour moi de montrer au monde que je suis capable. »

Pas de craintes  

De toute évidence, Duvernay-Tardif aimerait retrouver son poste de garde à droite partant. Il ne retourne cependant pas à Kansas City en laissant cette préoccupation définir son parcours.

« Que je sois partant ou pas, si je suis en mesure de revenir après une année à travailler en première ligne et que je fais l’équipe, ce sera un succès. Je souhaite avoir ma place dans l’alignement, mais ce n’est pas quelque chose qui me fait peur », s’est-il exprimé.

Le doyen du groupe  

Signe que le temps passe vite, même s’il n’a que 30 ans, Duvernay-Tardif est désormais l’unique partant qui était sur la ligne offensive lors de la conquête du Super Bowl il y a deux ans et qui est encore avec l’équipe. 

En plus de Thuney et Long, les Chiefs ont aussi embauché le bloqueur Orlando Brown et le centre Austin Blythe durant la saison morte. 

« Je suis le doyen du groupe ! » a constaté le Montréalais. 

« Quand je suis revenu à Kansas City, j’ai trouvé ça beau de voir que même si c’était des gars que je n’avais jamais rencontrés, il y avait un grand respect mutuel. Il y a une belle camaraderie et je me suis senti inclus. Je sais que je n’ai peut-être plus les dispositions athlétiques que j’avais en 2015, mais j’ai une connaissance du cahier de jeux et de l’organisation que je veux transmettre. »

Des mesures de vaccination justifiées  

La NFL a serré la vis aux joueurs réfractaires à l’idée de se faire vacciner et c’est loin d’être une mauvaise chose aux yeux de Laurent Duvernay-Tardif.

La ligue n’entend pas à rire et a fait savoir, cette semaine, que toute équipe qui deviendrait le théâtre d’une éclosion de la COVID-19 et dont un match ne pourrait être déplacé dans le calendrier se verrait attribuer une défaite par forfait. Les joueurs de l’équipe en question ne seraient pas rémunérés.

L’objectif est d’en arriver à ce qu’au moins 85 % des joueurs de toutes les équipes soient pleinement vaccinés. Ceux qui n’opteront pas pour cette voie devront composer avec de nombreuses mesures sanitaires très strictes.

« Je ne veux pas perdre un match par forfait parce que le virus est arrivé dans notre vestiaire avec des joueurs qui ne voulaient pas se faire vacciner. C’est normal que ces joueurs-là doivent vivre avec des mesures plus strictes pour protéger le vestiaire et nos chances de gagner », estime le docteur.

« C’est une décision que tout le monde doit prendre individuellement, mais il y a clairement des bénéfices à prendre le vaccin. On parle de l’une des plus grandes avancées de l’histoire de la médecine. C’est une question de respect de protéger les joueurs qui ont décidé de se faire vacciner pour se protéger eux-mêmes et la communauté en imposant des mesures plus strictes aux joueurs qui refusent de se faire vacciner », tranche-t-il.

Un bon exemple  

À ce chapitre, les Chiefs font partie des équipes qui ont rapidement adhéré au vaccin. La semaine dernière, l’entraîneur-chef Andy Reid mentionnait que tous les entraîneurs et plus de 90 % des joueurs avaient reçu le vaccin.

« J’en suis vraiment fier. Le personnel médical des Chiefs a fait un très bon travail pour communiquer les bienfaits et les effets secondaires potentiels. Il faut saluer la manière avec laquelle l’organisation a communiqué avec les joueurs et l’exemple que les entraîneurs ont donné en se faisant vacciner. Ça envoie un message fort et ça prouve que d’autres équipes dans la ligue peuvent le faire », se réjouit Duvernay-Tardif.

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