/news/society

Le nombre d’abandons de lapins a doublé

La vague d’abandons d’animaux tant redoutée par les refuges se confirme avec les lapins de compagnie, qui n’ont jamais été aussi nombreux à être pris en charge depuis 15 ans, selon un organisme de Québec.

L’organisme Adoption Lapins Sans Abri (ALSA) est sollicité de toutes parts depuis quelque temps. Alors qu’il a habituellement, en moyenne, entre 30 à 40 lapins en refuge, il en a près du double présentement. 

« Les fourrières nous sollicitent toutes les semaines pour que nous puissions prendre en charge des lapins, et, par-dessus tout, nous avons une vingtaine de demandes provenant de particuliers voulant abandonner leur lapin », explique Mélanie Leclerc, bénévole pour ALSA.

Sélection

S’ils ne trouvent pas preneurs, ces petits animaux connaîtront un triste destin. 

« Ces temps-ci, les fourrières euthanasient les animaux qui arrivent et qui ne correspondent pas aux critères d’entrée », poursuit la bénévole.

Entre autres, le lapin doit avoir moins de 3 ans pour être mis à l’adoption. 

ALSA tente alors de trouver une famille d’accueil pour toutes les bêtes abandonnées. Les lapins de compagnie sont de plus en plus populaires, mais la réalité qui vient avec l’adoption reste méconnue.

Mme Leclerc indique que les adoptants se laissent souvent tenter par un coup de foudre. « [Ils le font] sans vraiment s’informer sur le comportement. Ce n’est pas un chien ni un chat », poursuit-elle.

Par exemple, le lapin doit être stérilisé pour éviter les comportements indésirables, tels que l’agressivité ou les bris dans la maison.

« Les lapins sont traités dans des cliniques vétérinaires exotiques et la stérilisation peut monter jusqu’à 450 $. Alors la personne qui a acheté son lapin au coût de 30 $, elle va peut-être faire le saut », explique la bénévole.

La SPA aussi

À la SPA de Québec, on déplore également une hausse importante d’abandons de lapins. En 2021 à ce jour, le refuge a reçu autant de lapins que l’année 2020 au complet, indique le directeur général Félix Tremblay.

« Je pense que c’est assez clair que ça va probablement doubler le nombre de lapins cette année », déplore-t-il.

Richard Chicoine, propriétaire de l’élevage Clapier 101 lapins, indique avoir remarqué une augmentation de la popularité des lapins, sans doute à cause de la pandémie. Depuis le déconfinement, les adoptions, « c’est mort », dit-il. 

À chaque adoption, il essaie d’éviter que le lapin se retrouve abandonné.

La puberté est la période critique, selon l’éleveur, qui insiste sur l’importance de la stérilisation.

« Entre 4 à 5 mois, c’est le moment le plus fort des abandons. Quand le lapin commence à avoir des changements d’hormones, son caractère change, et c’est là que les gens les abandonnent », termine-t-il.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.