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Réactions à la crise politique en Tunisie

Voici les principales réactions lundi à la crise politique en Tunisie, aggravée par la décision du président Kais Saied de limoger le premier ministre et de suspendre pour trente jours les activités du Parlement dans la foulée de manifestations.

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Ennahdha, parti d'inspiration islamiste et principale formation au Parlement, a fustigé ces mesures, dénonçant «un coup d'État contre la révolution et la Constitution».

- En France, la porte-parole des Affaires étrangères a appelé «l'ensemble des forces politiques à éviter toute forme de violence et à préserver les acquis démocratiques».

La France «souhaite le respect de l'État de droit et le retour, dans les meilleurs délais, à un fonctionnement normal des institutions, qui doivent pouvoir se concentrer sur la réponse à la crise sanitaire, économique et sociale», a-t-elle ajouté.

- Aux États-Unis, la Maison-Blanche a appelé au respect des «principes démocratiques», se disant «préoccupée» par la crise.

Le secrétaire d'Etat Antony Blinken a téléphoné lundi à Kais Saied et l'a appelé à «maintenir un dialogue ouvert avec tous les acteurs politiques et le peuple tunisien». Il a également promis un soutien à l'économie tunisienne et à la lutte contre la COVID-19.

- L'Union européenne a appelé au «respect de la Constitution, des institutions et de l'Etat de droit» et à «éviter le recours à la violence».

- En Allemagne, le ministère des Affaires étrangères s'est déclaré «très inquiet».

«Il est maintenant important de revenir à l'ordre constitutionnel le plus rapidement possible». Les événements «constituent un grand défi pour la Tunisie» et démontrent «l'urgence de s'attaquer maintenant aux réformes politiques et économiques».

- En Russie, le porte-parole du Kremlin a espéré que «rien ne menacera la stabilité et la sécurité des citoyens» en Tunisie, précisant que le gouvernement russe «suivait» la situation.

- Au Qatar, le ministère des Affaires étrangères a appelé à «faire prévaloir la voix de la sagesse et à éviter toute escalade», disant également espérer que «la voie du dialogue sera adoptée pour sortir de cette crise».

- En Turquie, pays allié d'Ennahdha, le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan a «rejeté la suspension du processus démocratique et le mépris du désir de démocratie du peuple».

Le ministère des Affaires étrangères s'est dit «profondément inquiet» de la tournure des événements, appelant à «restaurer la légitimité démocratique» afin de «préserver les accomplissements démocratiques de la Tunisie».

- En Algérie, le principal parti islamiste, le Mouvement de la société de la paix (MSP), a dénoncé dans un communiqué un «coup d'État contre la Constitution et la volonté populaire de nos frères tunisiens exprimée lors des précédentes législatives», appelant le pouvoir algérien à «soutenir les institutions légitimes en Tunisie».

Selon un tweet de la présidence algérienne, M. Saied s'est entretenu par téléphone avec son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune des «derniers développements en Tunisie».

- En Arabie saoudite, le ministre des Affaires étrangères Fayçal ben Farhan s'est entretenu avec son homologue tunisien, et a insisté sur l'attachement du royaume à la sécurité de la Tunisie.

- En Jordanie, le chef de la diplomatie Ayman Safadi a tweeté «espérer que les frères tunisiens dépasseront cette situation difficile en préservant la stabilité du pays (...) et en protégeant leurs acquis».

- Au Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a fait part, lors d'un appel téléphonique avec son homologue tunisien Othman Jarandi, du «soutien total (de l'organisation) au peuple tunisien».

Il a ajouté «souhaiter que la Tunisie sorte rapidement des turbulences».

- L'ONG de défense des droits humains Amnesty International a appelé dans un communiqué M. Saied à «respecter et à protéger les droits humains, dont la liberté d'expression, d'association et de rassemblement pacifique».

Elle a dit être «préoccupée» après «un raid alarmant des forces de sécurité dans les bureaux de (la chaîne qatarie) Al-Jazeera à Tunis» et face aux «menaces du président de recourir à la force contre +ceux qui menacent la sécurité de l'État+».

- Reporters sans frontières a appelé les autorités «au respect de la liberté de la presse et du pluralisme des médias», dénonçant la fermeture des bureaux d'Al-Jazeera.

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