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Sherbrooke: une descente en rappel pour lancer le Défi Gendarme de fer

Des enfants malades ont eu droit à toute une surprise, le lundi 19 juillet en matinée, quand des policiers du Groupe tactique d’Intervention du Service de police de la Ville de Sherbrooke ont descendu en rappel la façade de l’entrée principale de l’Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, lançant par la même occasion le Défi Gendarme de fer.

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Les agents ont pris le temps pendant leur descente de s’arrêter à la fenêtre des jeunes de l’unité de pédiatrie, qui étaient tout sourire en les voyant.

«Pour moi, de faire ça, je me sens privilégié», a expliqué l’un des trois policiers qui ont participé à l’activité. «Ça me permet d’avoir un contact avec eux et avec la distanciation, c’est peut-être le meilleur contact qu’on peut avoir. C’est un peu de redonner au suivant et ça fait bien plaisir.»

En plus d’encourager les jeunes dans leur combat contre la maladie, cette activité a lancé la 4e édition provinciale du Défi Gendarme de fer, qui s’inspire de l’entraînement policier.

La population peut d’ailleurs y participer à condition de former des équipes de six personnes qui amasseront ensemble 1500 $.

L’argent amassé lors de ce défi sportif va servir à financer cinq projets de recherche pédiatrique sur la santé mentale des enfants et des adolescents. Des besoins qui seraient grands après 16 mois de pandémie.

«C’est l’une des choses qui les a affectés», croit le Dr Frédéric Dallaire, cardiologue et pédiatre au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie-CHUS.

«Ils n’ont pas eu d’infections très graves, ils n’ont pas été hospitalisés pour des infections respiratoires, mais je pense qu’ils ont beaucoup souffert de la pandémie, de l’isolement et du fait de ne pas aller à l’école», a-t-il ajouté.

L’anxiété, la dépression et même les troubles alimentaires font partie des sujets de recherches financés.

Un projet de recherche est d’ailleurs en cours au département de psychoéducation de l’Université de Sherbrooke, où la professeure Isabelle Thibault tentera de comprendre comment et pourquoi se développent les attitudes et comportements alimentaires problématiques chez les enfants.

«Depuis le début de la pandémie, on a vu le nombre de problématiques d’anorexie et de boulimie augmenter chez les adolescents. On sait qu’il y a eu une hausse des comportements problématiques chez les adultes également. Chez les enfants, c’est très peu étudié, mais il n’y a pas de raison de croire que si ça a augmenté chez les autres tranches d’âges ça n’a pas augmenté chez les enfants», a-t-elle souligné.

Le Défi Gendarme de fer aura lieu le 2 octobre prochain et a pour objectif d’amasser 150 000 $.

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