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Une fausse annonce de roulottes gâche leur été

Stéphanie Aupin, ici avec ses enfants Leslie et Maël Vermeersch, en colère d’avoir dû annuler leurs vacances à cause d’un fraudeur sur internet.

Photo Martin Alarie

Stéphanie Aupin, ici avec ses enfants Leslie et Maël Vermeersch, en colère d’avoir dû annuler leurs vacances à cause d’un fraudeur sur internet.

Des dizaines de Québécois ont vu leurs vacances tomber à l’eau lorsqu’ils se sont aperçus que la roulotte qu’ils croyaient avoir louée sur internet n’existait pas et que le vendeur s’était volatilisé avec leur dépôt.

« Ça a complètement scrapé mes vacances et j’ai dû annuler la location de mon terrain, car on n’avait plus de roulotte. Mes enfants pleuraient », raconte Stéphanie Aupin. 

C’est en magasinant sur l’application Marketplace de Facebook que la Lavalloise est tombée sur cette annonce de roulotte à louer qui correspondait en tout point à ses besoins.

Après avoir pris contact avec le vendeur, la mère de famille décide de lui envoyer un dépôt de 150 $ par virement Interac, comme demandé, afin de réserver la roulotte pour le week-end de la Saint-Jean-Baptiste. 

Or, quelques jours avant le grand départ, cet homme en qui elle avait confiance a cessé de donner suite à ses appels. Le profil Facebook avec lequel il avait publié l’annonce a également disparu.

« Ce qui est embêtant, c’est que ça avait l’air vrai. Il nous a envoyé une facture vraiment professionnelle, avec des numéros de téléphone et une adresse. Il y avait même des petits astérisques avec les clauses d’annulation et tout », s’étonne Francis Cuerrier, qui a été berné par le même fraudeur. 

Les risques d’internet  

Ce jeune père de famille se promet d’être plus vigilant à l’avenir. Car il est toujours risqué de faire affaire avec un vendeur sur internet sans l’avoir vu en personne, rappelle Option consommateurs.

« Peu de gens le savent, mais une compagnie ne peut pas non plus exiger un paiement direct pour réserver un bien. S’il doit y avoir un dépôt, ça doit se faire par crédit », ajoute Alexandre Plourde, avocat pour l’organisme.

Me Plourde rappelle qu’un virement Interac perçu par le consommateur est l’équivalent d’un dépôt en argent liquide. Il n’existe aucune garantie de remboursement en cas de fraude. 

« Moi, j’ai perdu 200 $, mais ce n’est rien à côté des gens qui ont perdu 500 $, parfois 900 $ », déplore le Montréalais Nour Jiha, qui dit avoir été contacté par une cinquantaine d’autres victimes de l’arnaque des fausses roulottes à louer.

Un suspect ?  

M. Jiha a porté plainte à la police de Montréal alors que d’autres ont appris par leur banque que leur argent avait été envoyé dans un compte au nom d’un fraudeur multirécidiviste.

Tout pointe en effet vers cet individu, condamné plusieurs fois pour des histoires semblables. D’autant que cet homme a été formellement accusé en avril en lien avec un stratagème où il utilisait le même pseudo que le vendeur de fausses roulottes.

Les différents corps policiers restent cependant avares de commentaires et refusent de confirmer la tenue d’une enquête. 

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