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Bientôt libéré d'office après avoir planifié le meurtre de sa conjointe

Après avoir purgé 7 ans de pénitencier, pour avoir planifié le meurtre de son ex-conjointe, Jimmy Bouchard est sur le point d'être libéré sous condition.

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Jimmy Bouchard a été condamné à 7 ans de pénitencier en mai 2019. Il était toutefois détenu depuis son arrestation en 2016, alors qu’il croyait avoir embauché un tueur à gages pour se débarrasser de son ex-conjointe. Il s'agissait en réalité d'un agent double.

Il aura purgé cet automne les deux tiers de sa peine et sera ainsi admissible à une libération d'office. La Commission des libérations conditionnelles a proposé des conditions aux Services correctionnels, qui seront chargés de surveiller l'homme de 44 ans jusqu'à sa libération complète, à l'automne 2022.

Il ne pourra se retrouver au Saguenay-Lac-Saint-Jean excepté pour des raisons médicales et il lui sera interdit de communiquer, directement ou par personne interposée, avec sa victime, Johanne Bérubé, qui n'a jamais caché qu'elle était terrorisée par son ex-conjoint.

M. Bouchard doit aussi informer son agent de toutes relations amoureuse ou amicale avec des femmes.

«Il y a une pression sur les agents correctionnels», a dit Marie-Claude Bouchard, directrice générale du Centre féminin du Saguenay, à TVA Nouvelles, mardi.

La dame pense que les Services correctionnels ont eu leur leçon depuis la mort violente de Marylène Lévesque, tuée par Eustachio Gallese en janvier 2020, alors qu'il était en semi-liberté après avoir tué sa conjointe en 2004.

«Tu ne veux pas, dans ta gestion de cas, te retrouver avec quelqu'un dont tu es responsable qui commet un acte criminel, peut-être un meurtre», a précisé Marie-Claude Bouchard.

Depuis mars 2020, Jimmy Bouchard bénéficie d'une semi-liberté, avec un suivi psychologique. Il y a un an et demi, la Commission des libérations conditionnelles évaluait que son risque de récidive à faible.

«Où se trouve-t-il? Avec qui il est? Ces informations, elle ne peut pas les avoir en temps réel. Alors oui, ce sont des craintes légitimes», a observé Mme Bouchard.

D'ici sa libération complète, le moindre manquement pourrait le ramener derrière les barreaux pour qu'il purge l'entièreté de sa peine.

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