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Ils craignent d’être les prochaines victimes des tireurs

Dylan Ul

Francis Pilon / JdeM

Des familles d’un quartier du Sud-Ouest de Montréal ont peur de sortir de chez eux depuis que des tireurs ont fait une deuxième victime en moins d’un mois ce dimanche.

«J’ai surtout peur pour mon fils qui est autiste. Je ne veux pas le laisser marcher seul dans le quartier avec tout ce qu’il se passe. Je pense à tous les gamins ici, c’est dangereux», confie Diali Nunes Mankwe, qui habite dans la Petite-Bourgogne, près de l’intersection des rues Quesnel et Dominion.

Diali Nunes Mankwe

Francis Pilon / Jdem

À côté de la maison de Mme Nunes Mankwe, une femme de 22 ans a été blessée dimanche soir par des éclats de vitre. Le véhicule de la victime a été ciblé par au moins un coup de feu. Le ou les suspects ont réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des policiers.

Pascal Girard/AGENCE QMI

Pascal Girard/AGENCE QMI

Pascal Girard/AGENCE QMI

Comble du hasard, cet événement s’est produit au même endroit où un mémorial a été installé en hommage au jeune homme de 21 ans, qui a été tué dans la Petite-Bourgogne d’une balle à la tête le 3 juillet dernier. Il est ainsi devenu la onzième victime d’homicide à Montréal cette année. 

Coups de feu - Petite-Bourgogne

Francis Pilon / Jdem

«J’ai surtout des craintes pour mes quatre filles de moins de 12 ans et ma femme. Elles ne sortent plus le soir. On entend beaucoup de feux d’artifice aussi. C’est difficile de savoir si c’est ça ou un coup de feu», témoigne Dylan Ul, qui habite dans ce secteur chaud de l'arrondissement du Sud-Ouest. 

Dylan Ul

Francis Pilon / JdeM

Coups de feu - Petite-Bourgogne

Francis Pilon / Jdem

«Ça doit arrêter, tonne Bao Ying, propriétaire du dépanneur situé en face du mémorial. Il va falloir que les dirigeants prennent des décisions pour que les fusillades cessent dans le quartier.»

Bao Ying - Dépanneur

Francis Pilon / Jdem

Selon nos informations, l’événement de dimanche est le troisième qui implique des coups de feu à survenir ce mois-ci dans la Petite-Bourgogne. 

Loin des fenêtres

Julie Rainville, coordonnatrice de la Coalition de la Petite-Bourgogne, affirme que de plus en plus de citoyens appellent son organisation pour discuter de la violence dans leur quartier. 

«Plus de gens téléphonent pour dire qu’ils ont peur de marcher simplement dans le quartier. On entend des coups de feu le jour et la nuit. On sait qu’au moins une balle a été retrouvée dans la fenêtre d’un immeuble. Même dans leur maison, les gens ne se sentent plus en sécurité», explique Mme Rainville. 

«Je connais une résidente du coin qui a enlevé son lit de la fenêtre parce qu’elle a peur. Il y a même des blagues qui se font comme quoi on devrait se promener avec des gilets pare-balles», ajoute-t-elle. 

Dans la foulée de ces tristes événements, la Coalition de la Petite-Bourgogne organise demain une «marche de la paix» pour sensibiliser le public aux enjeux survenus dans leur quartier. 

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