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Ils ont travaillé d’arrache-pied pour créer des lacets révolutionnaires

Le président de Powerlace, Michel Boisvert (à droite), et son neveu, Frédérick Labbé, vice-président de l’entreprise, dans leur atelier de Longueuil. Leurs chaussures qui se lacent toutes seules pourraient se retrouver dans les magasins dès l’an prochain.

Photo Francis Halin

Le président de Powerlace, Michel Boisvert (à droite), et son neveu, Frédérick Labbé, vice-président de l’entreprise, dans leur atelier de Longueuil. Leurs chaussures qui se lacent toutes seules pourraient se retrouver dans les magasins dès l’an prochain.

Après avoir travaillé 10 ans d’arrache-pied, une entreprise d’ici qui a inventé des chaussures avec des lacets qui s’attachent tout seuls veut conquérir ce marché de plusieurs centaines de millions de dollars.

«Tout ce qui est mécanisme sera toujours fait au Québec, le design, le marketing, la distribution, mais c’est sûr que les grands fabricants sont tous à l’extérieur en Italie, au Vietnam et en Chine. On n’a pas le choix», lance Michel Boisvert, président de Powerlace, à son atelier de Longueuil.

Ces dernières années, Michel Boisvert a vendu son entreprise de fabrication. Il a ensuite effectué des investissements immobiliers et a été ébloui par le projet de ses neveux, qui planchaient depuis 2013 sur des chaussures auto-laçantes.

«Je suis l’oncle. J’ai vu le produit de Fred [Frédérick Labbé], il y a six ans. J’ai décidé d’investir parce que je trouvais que c’était un produit innovant», résume-t-il.

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«J’ai mis pas loin de deux millions de dollars là-dedans. La majorité de l’argent vient de nos poches, mais le gouvernement en a mis un peu aussi», dit-il.

À ses côtés, son neveu, M. Labbé, ingénieur mécanique et vice-président, est prêt à conquérir le monde avec son innovation 100 % québécoise.

«On a plusieurs brevets, dont un octroyé à l’international», mentionne-t-il.

Sans batterie, sans électricité, ses chaussures qui se lacent toutes seules sont fabriquées « de fibres de renforcement de qualité spatiale».

«Ça fonctionne seulement avec le poids du corps. Ça fait une solution qui est plus abordable et très confortable», souligne Jonathan Boisvert, directeur des opérations, et également neveu de Michel Boisvert.

Succès immédiat sur le web  

En l’espace d’à peine une semaine, Powerlace vient d’écouler des centaines de paires de chaussures totalisant 50 000 $ via la plateforme Kickstarter. Si tout va bien, on devrait les retrouver en magasins dès l’an prochain.

«Le problème du premier soulier que l’on a fait, c’était la faisabilité. On ne pouvait pas le faire, c’était trop compliqué pour la production de masse. Maintenant, on a vraiment un produit qui peut être fait partout avec du volume», explique Michel Boisvert.

Golf, bottes de travail pour le marché européen... les chaussures Powerlace attirent déjà l’attention de grands manufacturiers aux quatre coins du monde. Résultat, la PME a des postes à pourvoir en ingénierie, en design et en ventes.

Aujourd’hui, l’objectif de Powerlace est double : la société veut à la fois vendre son mécanisme breveté et percer avec sa propre marque de chaussure.

Quand on lui demande s’il a rencontré de grands noms de l’industrie, Michel Boisvert répond qu’il a déjà pu échanger avec les Adidas et Nike et qu’ils « ont été très gentils, très cool ». 

Powerlace  

-Siège social : Longueuil  

-Président : Michel Boisvert  

-Fondation : 2013  

-Employés : 5   

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