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Le meurtrier Robert Gaudette conserve sa semi-liberté

Le meurtrier Robert Gaudette, qui avait assassiné sa conjointe en l’étranglant il y a une vingtaine d’années, demeurera en semi-liberté, a décidé la Commission des libérations conditionnelles vendredi dernier. 

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Déjà en semi-liberté depuis août 2020, Gaudette a vu son statut être prolongé pour deux mois. La Commission a pris cette décision afin de se donner le temps de rencontrer le meurtrier en audience, afin de déterminer si elle lui accordera une libération totale.

Le rapport de la Commission conclut présentement que l’homme de 62 ans présente un «faible risque de récidive» advenant un retour dans la société. Des experts ont décelé un «trouble de la personnalité narcissique» chez le prévenu, de même qu’un problème de dépendance aux jeux de hasard.

Robert Gaudette

photo d'archives

Depuis près d’un an, Robert Gaudette vit à l’extérieur du pénitencier, mais doit se soumettre à une série de règles et retourner chaque soir en maison de transition. Il lui est évidemment interdit d’entrer en contact avec les proches de sa victime, mais aussi d’entrer dans un établissement de jeux ou de se livrer à des jeux de hasard.

«La Commission note que depuis votre arrivée [en maison de transition], vous faites preuve de conformisme en respectant généralement les règlements de la maison. Aucun bris de vos conditions spéciales ne fut relevé et vous n'avez fait l'objet d'aucune rencontre disciplinaire. Aucune inquiétude n'a également été soulevée quant à la sphère de la santé mentale, et ce, malgré les défis rencontrés. Quant à votre problématique de jeu compulsif, aucun indice permettant de croire à une rechute ne fut relevé», est-il noté dans le rapport.

En avril 2000, Gaudette, aux prises avec d’importantes dettes de jeu, avait étranglé à mort sa conjointe, Cindy Bouchard, lors d’une dispute dans le secteur d’Anjou, à Montréal. L’homme avait jeté le corps de sa victime aux ordures, avant de chercher à camoufler son crime en prétendant que sa conjointe avait été enlevée et tuée en raison de ses dettes, avant d’admettre des années plus tard, en 2006, le meurtre.

Entretemps, il avait été condamné pour meurtre en 2002, purgeant au final 18 ans derrière des barreaux.

Robert Gaudette avait fait grandement parler de lui en 2014 en s’évadant d’un établissement à sécurité minimale. Il avait cependant lui-même mis fin à sa cavale en se rendant aux policiers, six jours plus tard.

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