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Pénurie de main-d'œuvre: les jeunes et le travail

Les jeunes sont de retour sur le marché du travail pour tenter de pallier la pénurie de main-d’œuvre qui touche tous les domaines actuellement.

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Malgré la croyance populaire, les jeunes sont de retour au travail et ne sont plus sur les programmes du gouvernement qui avaient pour but de traverser les moments plus difficiles économiquement de la pandémie.

«On dirait qu’on a de la difficulté à y croire, mais si l'on regarde les données, on est à 99% en terme de population active, pour les jeunes de 15 à 24 ans, par rapport à avant la pandémie. En d’autres termes, si l'on se disait que les jeunes ne reviennent pas au travail, c’est faux», mentionne Jean-François Bertholet, membre CHRA et enseignant au HEC Montréal.

Même que selon les statistiques, les différents programmes du gouvernement ont aidé davantage les générations vieillissantes que les jeunes travailleurs.

«Sachez que ceux qui ont le plus profité de la PCU quand on regarde par rapport au revenu de l’année dernière, c’est les travailleurs de 65 ans et plus. On a souvent la vision, les jeunes de nos jours. Vous savez qu’en recherche nous avons même une mesure pour ça on l’appelle "le Kid this days effect" l’effet des jeunes de nos jours. Toutes les générations qui vieillissent croient que la génération plus jeune est moins travaillante», mentionne le professeur lors d’un entretien au TVA Nouvelles.

Selon ce professeur, il faudra être créatif pour trouver des solutions pour pallier cette pénurie de main-d’œuvre.

«On a oublié qu’avant la pandémie, c’était ça, les entreprises cherchaient de la main-d’œuvre donc, la pandémie se termine, le problème est encore là, on l’a juste mis sur pause», explique-t-il.

À court terme, il ne connait pas de solution. Par contre, la robotisation pourrait venir aider les entreprises pour les tâches plus simples et les métiers moins convoités par les Canadiens.

«On le voit déjà dans certains magasins, l’automatisation. Que ce soit pour des tâches un peu répétitives. On parle des robots qui vont nous voler nos emplois, mais finalement ils volent des emplois que personne ne veut occuper», souligne Jean-François Bertholet.

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