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Sécurité renforcée à l'ambassade de Cuba à Paris après une attaque aux cocktails Molotov

Les mesures de sécurité ont été renforcées mardi autour de l'ambassade de Cuba à Paris, cible d'une attaque au cocktail Molotov condamnée par la France et dont La Havane a rendu les États-Unis responsables.

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Deux engins incendiaires ont été lancés dans la nuit de lundi à mardi sur la mission diplomatique cubaine, située dans le XVe arrondissement de Paris et qui a subi des dégâts mineurs, selon les pompiers de Paris.

«Nous dénonçons une attaque terroriste aux cocktails Molotov contre notre ambassade à Paris @EmbaCubaFrancia», s'est indigné le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez sur Twitter.

«Je tiens le gouvernement américain pour responsable de ces campagnes incessantes contre notre pays qui encouragent ces comportements et des appels à la violence, en toute impunité, depuis son territoire», a-t-il ajouté.

«La France condamne l'attaque», a déclaré de son côté la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, évoquant «quelques dégâts matériels» et précisant que «des mesures de renforcement du dispositif de sécurité ont été mises en place autour de l'ambassade».

Les pompiers français ont indiqué avoir été alertés de l'attaque un peu après minuit et que «les deux engins, qui ont causé des dégâts mineurs, ont été éteints avant leur arrivée».

L'incident n'a pas été revendiqué dans l'immédiat.

Une enquête ouverte

Interrogé par l'AFP, le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête en flagrance du chef de «dégradations par substance explosive ou engin incendiaire».

Selon le ministère cubain des Affaires étrangères, l'attaque s'est produite à 23h45 (21h45 GMT) avec trois cocktails Molotov et un départ de feu a été éteint par des fonctionnaires de la mission.

Durant le week-end et lundi, des manifestations pour et contre le gouvernement cubain ont été organisées dans diverses capitales à l'occasion de la fête nationale du 26 juillet, deux semaines après les manifestations antigouvernementales qui ont secoué l'île.

Ces rassemblements, survenus le 11 juillet, ont fait un mort, des dizaines de blessés et conduit à des centaines d'arrestations.

Une vingtaine de pays, dont le Brésil, la Colombie et l'Équateur, se sont joints lundi au secrétaire d'État américain Antony Blinken pour appeler le gouvernement cubain à «respecter les droits et libertés légalement garantis du peuple cubain» et à «libérer les détenus» interpellés le 11 juillet lors des manifestations.

Les «déclarations du secrétaire d'État américain ont le soutien d'une poignée de pays qui ont subi des pressions pour se conformer à ses diktats», a affirmé le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez dans un autre tweet.

«#Cuba a le soutien de 184 nations qui exigent #EliminaElBloqueo», a déclaré le ministre cubain des Affaires étrangères en référence aux sanctions américaines contre l'île.

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