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Un peintre accusé de production de pornographie juvénile

Accusé de production de pornographie juvénile pour avoir filmé en cachette la jeune fille d’une ex-conjointe, le peintre de Lévis Mario Beaudoin admet avoir pris des images intimes de sa victime, mais remet en question l’âge de cette dernière disant qu’elle était majeure à l’époque. 

Dans l’entourage de Mario Beaudoin pendant de nombreuses années, la victime avait développé une forte relation avec le conjoint de sa mère au fils des ans. Un lien de confiance qui s’est brutalement brisé en mai 2017 lorsque le frère de la victime découvre le contenu de deux démarreurs à distance dans lesquels étaient dissimulées des caméras miniatures. 

Ces fameux démarreurs à distance avaient pourtant fait l’objet d’interrogations deux ans plus tôt, sans toutefois que leur contenu ne soit dévoilé. C’est lorsque la famille a finalement eu accès au contenu de celles-ci qu’ils ont réalisé toute l’horreur qu’elle contenait.  

Toronto 2012  

Au total, trois vidéos montrant la victime nue dans différentes situations intimes ont été découvertes. La première vidéo aurait été faite lors d’un voyage au printemps 2012 à Toronto alors que la victime, alors au secondaire, se déshabille. Les deux autres vidéos ont été tournées dans la salle de bain et dans la chambre de la victime au moment où elle se lave ou change de vêtement.  

Avant d’apercevoir la victime, les images visionnées par les avocats, les enquêteurs et le juge, montre Mario Beaudoin placer subtilement la caméra dans la pièce. Les dernières images auraient été enregistrées en 2015.  

Victime mineure ou adulte  

L’artiste qui peint des toiles de paysages très colorés a admis avoir produit les enregistrements vidéos. Or, ses avocats affirment toutefois que la victime était majeure au moment des enregistrements, ce qui pourrait avoir un impact important sur la sentence. La production de pornographie juvénile est passible d’un minimum d’un an de prison.  

Les avocats de l’homme de 58 ans ont donc plaidé que la plaignante n’était «pas crédible» lors de son témoignage puisqu’elle a commis plusieurs erreurs de date entre sa plainte, en 2018 et son témoignage en 2021. Le procureur du DPCP a affirmé exactement le contraire, rappelant que les faits ont eu lieu entre 2012 et 2015 à l’insu de la victime.  

La victime s’est basée sur la couleur de ses cheveux et sur un tatouage pour tenter de dater les vidéos. «C’est des éléments banals, a fait valoir Me Louis-Philippe Desjardins qui a plutôt plaidé qu’elle avait «un souci de dire la vérité».  

Le juge Steve Magnan rendra verdict sur les trois accusations de production et de possession de pornographie juvénile, de même que sur voyeurisme au mois d’octobre.     

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