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Une entreprise trifluvienne de recrutement elle-même forcée de recruter à l'international

Groupe SFP, une agence trifluvienne de recrutement à l'international, manque elle-même cruellement de main-d'œuvre, au point de devoir se tourner vers l'Afrique du Nord pour dénicher une précieuse ressource.

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«J'ai un poste de conseiller en ressources humaines qui est ouvert présentement en Algérie. En fait, on a besoin d'un conseiller senior et c'est un poste qui est aussi en pénurie», a expliqué le président de l’entreprise, Denis Gamache.

Même si elle parvient encore à trouver ce qu'elle cherche sur le marché québécois, l'entreprise observe que 80 % de ses mandats vise le recrutement à l'étranger. Ainsi, des entreprises évoluant dans des secteurs d'activités qui n'avaient jamais eu besoin de recruter à l’international, notamment en tourisme et hôtellerie, cognent maintenant à la porte de Groupe SFP.

L'agence qui est associée avec des partenaires dans différents pays a déjà repéré des renforts du côté de l'Île Maurice, dans l'océan Indien.

Malgré la réouverture de la frontière canadienne, vu les délais administratifs et les formalités à surmonter, l'entreprise ne croit pas possible que les renforts puissent arriver ici avant juin ou juillet 2022.

Groupe SFP estime que la pénurie de main-d’œuvre n'est pas près de s'estomper. Il y aura au Québec, d'ici 2026, environ 750 000 postes à combler.

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