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Affaire Mailloux: Bergevin s’en remet à Molson

Marc Bergevin n’avait pas le coeur à revenir sur l’épineux dossier de Logan Mailloux. 

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Il ne voulait certainement pas revivre la tempête au coeur de laquelle il s’est trouvé dans les minutes suivant la sélection du défenseur de 18 ans, reconnu coupable d’un crime à caractère sexuel au moment où il portait les couleurs d’une formation suédoise, vendredi soir. 

De plus, Geoff Molson, en matinée, est intervenu pour prendre le blâme pour cette sélection hautement contestée.

N’empêche, étant donné que les membres des médias n’avaient pas tous été invités à participer au point de presse tenu par le propriétaire du Canadien, des questions demeuraient encore sans réponse lorsque le directeur général s’est présenté au micro pour faire le bilan de sa journée de magasinage sur le marché des joueurs autonomes.

Comme celle visant à savoir si dans les discussions entre Molson et ses hommes de hockey, l’idée de renoncer aux droits de Mailloux, comme l’ont fait les Coyotes de l’Arizona l’an dernier avec Mitchell Miller, avait été discutée.

«Je ne veux pas trop embarquer dans ce sujet. Je crois que Geoff a pas mal tout dit dans sa lettre. Je pense que les actions que nous allons poser dans les prochains mois et les prochaines années vont démontrer les intentions du Canadien de Montréal.»

Des regrets?

Sa réponse a été la même lorsqu’un confrère lui a demandé s’il avait senti dans la sortie de son patron une sorte de désaveu en son endroit et en celui de Trevor Timmins.

«Je soutiens la lettre de Geoff à 100%», a-t-il répété.

D’ailleurs, Bergevin a refusé d’indiquer s’il prendrait la même décision, sachant tout le tollé que celle-ci a provoqué.

«On doit regarder vers l’avant et trouver ce que nous pouvons faire pour améliorer la situation», s’est-il contenté de dire. 

Comme il faudra du temps avant que la poussière ne finisse par retomber, Molson et Bergevin risquent d’en avoir encore pour quelques semaines à jongler avec cette patate chaude.

Des femmes consultées

Par ailleurs, plusieurs ont vu dans la sélection de Mailloux, un pied de nez aux femmes oeuvrant au sein de l’entreprise. Et elles sont quelques-unes. À commencer par France Margaret Bélanger, vice-présidente exécutive, chef des affaires commerciales, et Anna Martini, vice-présidente exécutive et chef de la direction financière.

«On a consulté les femmes qui travaillent dans notre organisation. Je ne parlerai pas pour elle, mais ce n’est pas quelque chose que nous avons pris à la légère. Que soit pour les femmes de l’organisation ou pour les partisanes de l’équipe», a lancé Bergevin, à propos des actions qui seront prises dans les prochaines semaines et les prochains mois.

D’ailleurs, Geneviève Paquette, vice-présidente, engagement communautaire et directrice générale de la Fondation du Canadien pour l’enfance, sera mandaté pour faire partie du groupe qui accompagnera le jeune homme dans le droit chemin.

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