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Il commet des vols avec un bracelet de géolocalisation pour se faire arrêter

DAVID BLOOM/EDMONTON SUN QMI AG

Un criminel de carrière a pu commettre plusieurs vols dans des commerces de la région de Victoriaville avant de se faire arrêter alors qu’il était en liberté surveillée avec un bracelet de géolocalisation à la cheville.

Le 8 novembre 2020, Pierre Junior Rhéaume Taillon, 38 ans, s’introduit par effraction dans une succursale de la Société de l’assurance automobile du Québec et pille le coffre-fort. Voyant qu’il n’est pas arrêté après son crime, il récidive et dérobe près de 5000 $ dans une boucherie le mois suivant, toujours en s’introduisant de nuit. Le criminel répète l’opération et dévalise une bijouterie, subtilisant pour environ 16 000 $ de bijoux. Dans la nuit du 17 janvier 2021, alors qu’il tente de s’introduire par effraction dans un restaurant, il se fait voir et se sauve. Les policiers lui mettront la main au collet deux semaines plus tard.

Mercredi, au palais de justice de Victoriaville, l’individu a été condamné à 42 mois de pénitencier qu’il purgera à la fin d’une peine de huit ans et demi pour d’autres crimes qui vient à échéance en octobre prochain.

Lorsqu’il s’est fait arrêter en février dernier, il était en liberté conditionnelle.

Pierre Junior Rhéaume Taillon a expliqué devant la cour qu’il était étonné de ne pas avoir été arrêté plus rapidement par les forces de l’ordre après son premier vol, étant donné qu’il portait un bracelet de géolocalisation.

Il aurait commis les vols en espérant se faire arrêter, disant être incapable de vivre en liberté. Rhéaume Taillon a passé 21 des 38 années de sa vie en réclusion derrière les barreaux, pour des crimes de même nature. En tout, il compte à sa fiche plus de 15 délits d’introduction par effraction.

Mercredi, en prononçant la peine, le juge de la Cour du Québec, Bruno Langelier, a mentionné, en rapportant les propos du délinquant, qu’«il se suicidait ou prenait les moyens de se faire arrêter». «Il n’était plus capable de fonctionner dans la société», a ajouté le magistrat.

Le juge Langelier a en outre ouvertement questionné l’efficacité du système judiciaire en ce qui a trait à la réhabilitation. «Cette situation est très désolante et elle suscite beaucoup de réflexion [...] concernant les capacités du système pour réhabiliter un individu», a-t-il dit.

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