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Le variant Delta prend toujours plus d’ampleur au Québec

Le variant Delta qui fait des ravages dans le monde, notamment en raison de sa forte contagiosité et de sa virulence, est de plus en plus présent au Québec. Si seulement 5 à 6% des tests positifs étaient criblés avec du variant Delta il y a quelques semaines, la proportion a nettement augmenté. 

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«Jusqu’à maintenant, au Québec, on a eu peu de variant Delta, mais c’est en croissance. Si on dit qu’environ 12% [de Delta] ont été détectés parmi tous les cas, peut-être que c’est un peu plus», explique en entrevue au Québec Matin le Dr Gaston De Serres de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). 

Puisque les cas de COVID-19 sont le plus souvent sous-estimés, il n’est pas exclu que le variant Delta puisse même représenter jusqu’à 25% des nouvelles infections. 

«Le variant Delta est à peu près partout, en Europe, aux États-Unis et dans le reste du Canada, il est de loin le coronavirus qui prend le plus d’espace. Au Québec on a eu peu de variant Delta, mais c’est en croissance», précise le Dr De Serres.  

Si le variant Delta cause une hausse des hospitalisations et des décès dans certaines régions où la vaccination stagne, le Québec peut encore arriver à le contrer. 

«La protection que le vaccin donne après deux doses, même contre le variant Delta est peut-être un peu plus faible que contre le coronavirus original, mais quand même très élevée», assure le médecin-conseil. 

Ombre au tableau, les plus jeunes, surtout dans la vingtaine, sont beaucoup moins vaccinés, et demeurent un foyer particulièrement fertile pour la transmission du variant. 

«On les encourage fortement à venir recevoir leur première et ensuite, leur deuxième dose. [...] Le coronavirus n’est pas disparu du Québec», insiste Dr De Serres. 

Il rappelle que les gens doublement vaccinés peuvent tout de même contracter la COVID-19, mais feront une infection beaucoup moins sévère.

La course contre le virus se poursuit, mais la province devra être armée pour la saison des infections respiratoires, à la rentrée. 

«Ce qui nous préoccupe, c’est ce qui s’en vient à l’automne, une période plus favorable à la transmission du virus.»

***Voyez son entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.***

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