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Des robots pourraient bientôt récolter des légumes de serre

Ce robot cueilleur a été développé par l’Institut national d’optique et son partenaire Vineland Research and Innovation Centre.

Photo courtoisie, © Copyright Vineland Research and Innovation Centre

Ce robot cueilleur a été développé par l’Institut national d’optique et son partenaire Vineland Research and Innovation Centre.

Des robots sur le point de récolter des légumes dans les serres ? C’est du moins l’objectif de l’Institut national d’optique (INO), qui collabore sur un projet d’automatisation pour la cueillette de champignons et de concombres.

« Pour notre part, on fait les yeux du robot. Cela permet de lui donner de l’intelligence. Il pourra ainsi identifier le légume dans une serre et être en mesure de le prendre avec sa main robotisée sans l’écraser », indique au Journal le PDG de l’INO, Alain Chandonnet.

Ce dernier est d’avis que cette technologie pourrait venir pallier la pénurie de main-d’œuvre chez les producteurs en serre. Grâce à des systèmes de vision à la fine pointe de la technologie, ces robots devraient également avoir la capacité d’identifier les concombres mûrs pour la cueillette.

L’INO, qui est spécialisé en optique et en photonique, travaille sur ce projet depuis environ deux ans en partenariat avec le Vineland Research and Innovation Centre, en Ontario.

« Nous fournissons la technologie et Vineland fournit les connaissances sur les végétaux », explique M. Chandonnet. Des prototypes de robots autonomes sont déjà sur roues. « Oui, il y a des tests », poursuit-il.

Plus de produits 

Le dirigeant de l’organisation de Québec est d’avis que cette technologie pourra un jour être appliquée à l’ensemble des cultures en serre, ou presque.

« Progressivement, il faut augmenter le catalogue de fruits et de légumes accessibles », affirme M. Chandonnet.

Selon l’INO, le déploiement de tels robots dans le secteur alimentaire devrait permettre aux producteurs d’augmenter leur capacité de production ainsi que réduire éventuellement leurs pertes.

« Il y a entre 20 % et 25 % de la capacité de culture qui est présentement sous-exploitée par manque de main-d’œuvre. On pourrait augmenter significativement la quantité d’aliments produits », estime M. Chandonnet.

« Avec les robots, cela nous permettrait d’exploiter le plein potentiel des cultures. L’objectif est, qu’à terme, on ne s’empêche plus de semer parce qu’on n’a pas les personnes pour récolter », poursuit-il, espérant que cette technologie soit commercialisée d’ici deux ou trois ans.

Cet outil pourrait s’avérer un atout alors que le gouvernement Legault veut accroître l’autonomie alimentaire du Québec, qui tourne aux alentours d’un peu plus de 50 %.

Aussi pour les champs ? 

L’INO a également travaillé ces dernières années avec l’entreprise Lapalme Conception Mécanique sur le développement d’un prototype de robot, baptisé SAMI (système agricole multifonctionnel intelligent), pour épauler les agriculteurs dans les champs.

Des essais préliminaires ont été réalisés au cours de l’été 2020 dans un champ de brocolis.

Québec a récemment annoncé une aide de 75 millions de dollars à l’INO afin d’appuyer ses projets pour les cinq prochaines années. La direction espère obtenir la même somme de la part d’Ottawa.

– Avec Sylvain Larocque

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