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Le variant Delta en augmentation au Québec

Les cas de COVID-19 au Québec augmentent de 20% à 25%. Cette augmentation n'est pas alarmante, mais pourrait le devenir, selon Marc Hamilton, microbiologiste et président d'Eurofins-EnvironeX.

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«Le variant Delta est bien installé au Québec, il compte pour plus de 7% des cas», note-t-il. 

Il y a un an, les statistiques de COVID-19 étaient similaires, mais les Québécois n'étaient pas vaccinés, et le port du masque obligatoire venait tout juste d'être mis en oeuvre. 

Inquiétudes pour l'automne     

M. Hamilton s'inquiète pour la présence du variant Delta pendant l'automne à venir. 

«Je pense que tant et aussi longtemps que des gens n’auront pas été vaccinés, le variant va s’attaquer à eux», note-t-il. «Je m’attends à ce qu’il y ait une courbe en septembre ou en octobre. On va connaître une quatrième vague qui va principalement s’attaquer aux gens non vaccinés.»

Le microbiologiste se réjouit qu'au Québec, 64% des gens soient pleinement vaccinés. La province est en bien meilleure position que l’an passé à pareille date et que plusieurs pays, dont les États-Unis. 

Par contre, avec la reprise des voyages internationaux, le variant Delta va gagner du terrain, selon M. Hamilton. 

«Tant et aussi longtemps que la planète n’aura pas été vaccinée pleinement, ce qui peut prendre quelques années, il ne faut pas penser que la COVID va devenir un virus bénin», dit-il. 

Retour à l'école en présentiel     

Avec le retour à l'école en présentiel, M. Hamilton s'inquiète que plusieurs jeunes ne soient pas encore vaccinés. 

«Il y a des braquettes d’âge où il faut faire encore plus d’efforts», dit-il. 

Le microbiologiste note que le cégep est moins inquiétant, puisque les jeunes de secondaire 5 ont été vaccinés à l'école. 

«Il y a eu 39% des gens de 18 à 29 ans qui ont eu deux doses», dit-il. «Ça va prendre beaucoup d’efforts pour se rendre au 75%. On espère que pendant le prochain mois, on va pouvoir monter ces statistiques-là à au moins 50 à 60% pour minimiser l’impact des éclosions dans les écoles. Les jeunes sont moins à risque de développer des problèmes graves, mais ils peuvent être des vecteurs.»

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