/news/politics

Nomination partisane: un tordage de bras, selon le PLQ

La députée libérale Christine St-Pierre à l’Assemblée nationale le 7 juin 2020.

Photo d'archives

La députée libérale Christine St-Pierre à l’Assemblée nationale le 7 juin 2020.

La députée libérale Christine St-Pierre accuse le gouvernement Legault d’avoir « tordu le bras » du conseil d’administration de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) pour faciliter la nomination de Marie Grégoire. 

Notre Bureau d’enquête a révélé mercredi qu’avant d’afficher le poste, le Secrétariat aux emplois supérieurs, qui relève du premier ministre, a abaissé le niveau de scolarité requis pour prendre les commandes de la BAnQ.

Selon toute vraisemblance, c’est ce qui a permis à la candidature de l’ex-députée adéquiste de se faufiler dans le processus.

Celle qui a représenté les électeurs de Berthier, de juin 2002 à avril 2003, détient un baccalauréat en communication, alors que le conseil d’administration de la BAnQ avait préalablement établi que le prochain ou la prochaine PDG devait posséder une maîtrise.

Un choix politique

« Ça vient confirmer que c’était le choix du premier ministre et de la ministre [de la Culture] et non pas nécessairement le choix du conseil d’administration », a commenté la porte-parole libérale en matière de culture, Christine St-Pierre.

Même si elle reconnaît « les qualités de grande communicatrice » et la « grande expérience en marketing » de Mme Grégoire, Mme St-Pierre trouve « vraiment troublant » que le gouvernement soit intervenu de la sorte dans le processus de sélection.

« Normalement, ça devrait être laissé à la discrétion du conseil d’administration. [...] Et selon les informations que j’ai, il n’y avait pas unanimité au conseil d’administration », a-t-elle rappelé.

« Je trouve ça triste pour ceux et celles qui ont posé leur candidature en toute bonne foi, croyant que le processus était impeccable », regrette la députée de l’Acadie.

Promesse brisée

L’élue libérale en a profité pour rappeler que dans l’opposition, François Legault promettait de mettre fin aux nominations partisanes.

« Le premier ministre ne fait pas ce qu’il avait dit qu’il ferait, constate-t-elle. Et si vous voulez parler de nominations partisanes, moi je ne nie pas qu’il y ait pu en avoir [sous la gouverne des libéraux], mais je pense que ç’a été assumé. Là, ce qu’on fait, c’est qu’on tord le bras du conseil d’administration, on abaisse les critères [...] pour faire entrer la candidate qui est le choix du gouvernement. » 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.